En Oklahoma, le nombre de séismes de magnitude 3 s’est élevé à 900 en 2015 

visu-schiste-6Exemple frappant de l’impact néfaste de la fracturation hydraulique, l’État de l’Oklahoma a été l’un des plus frappés par l’augmentation du nombre de séismes. La multiplication des sites de forage de gaz de schiste et la réinjection dans les formations de schiste des eaux usagées et des produits chimiques utilisés ont provoqué une hausse exponentielle des séismes induits depuis 2008. Alors que l’Oklahoma n’avait connu que 21 séismes de magnitude 3 et plus entre 1973 et 2008, ce chiffre est monté à plus de 900 en 2015 (soit deux séismes et demi par jour).

 

La France serait, après la Pologne, le deuxième pays européen qui posséderait le plus de gaz de schiste dans son sous-sol 

visu-schiste-3Le débat autour du gaz de schiste est encore bouillonnant aujourd’hui. En Europe, seules la France et la Bulgarie ont totalement interdit la fracturation hydraulique, mais pas l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures de schiste par d’autres moyens. Surtout que la France est le deuxième pays européen qui possède le plus de gaz de schiste dans son sous-sol. Reste à savoir si le meilleur pari pour le futur réside dans l’exploitation de ces réserves, plutôt que dans la subvention d’énergies propres et renouvelables.

Ces chiffres font réfléchir sur la question de la production d’énergie : doit-on continuer à exploiter des ressources qui ont certes fait leurs preuves mais qui sont coûteuses et qui nuisent à l’environnement ou faut-il faire le pari risqué des énergies renouvelables ? La question doit être posée, surtout dans le contexte actuel. Le gaz de schiste semble ne plus être une ressource d’avenir. Si l’enjeu des énergies liées à l’environnement vous interpelle, cet article sur le nucléaire devrait vous intéresser.

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