La fusion nucléaire est l’énergie de demain. Infinie, elle ne produit aucun déchet, ni gaz à effet de serre. Dans le cadre du projet ITER, le réacteur EAST installé à Hefei, en Chine, vient de pulvériser un nouveau record. C’est une première mondiale : le tokamak a maintenu pendant plus de 100 secondes les conditions nécessaires à la fusion nucléaire !

Nouveau record dans la fusion nucléaire

Alors que l’urgence environnementale est de plus en plus pressante, des chercheurs se sont tournés vers la fusion nucléaire. Véritable Graal des énergies renouvelables, c’est pour de nombreux scientifiques l’énergie de demain. En effet, la fusion nucléaire est infinie, tout comme celle du Soleil. De plus, elle ne produit aucun déchet, ni gaz à effet de serre.

Pour rappel, la fusion nucléaire est à différencier de la fission nucléaire, le procédé de division des atomes utilisé dans les centrales nucléaires. Le projet ITER intervient dans ce contexte. Il s’agit d’un chantier international, mené dans le sud-est de la France, dont l’objectif est de maîtriser la fusion de l’atome. Mais c’est en Chine, à Hefei, que se situe le EAST, ou Superconducteur tokamak expérimental avancé.

Ce réacteur de tous les records est une chambre de confinement magnétique. Celle-ci génère une chaleur extrême afin de fondre des noyaux d’atomes. Ainsi, en 2017, EAST a battu le record mondial de durée pour le maintien des conditions nécessaires à la fusion des noyaux d’atomes. Puis, en novembre 2018, le réacteur expérimental a atteint les 100 millions de degrés. C’est six fois la chaleur produite au cœur du Soleil !

Toutefois, les chercheurs espèrent encore faire mieux, à l’instar de Wu Songtao, un ingénieur d’ITER. « EAST a atteint les 100 millions de degrés uniquement au cœur de la machine et la température était beaucoup plus faible en dehors du noyau central. » Il ajoute : « Ces paramètres sont encore très loin de ceux attendus pour ITER. »

Tout comprendre des enjeux du programme ITER.

ITER, un projet vital, mais coûteux

Le réacteur EAST a réussi à maintenir pendant plus de 100 secondes les conditions nécessaires à la fusion nucléaire, mais le projet reste difficile. En effet, il est complexe de maintenir ces températures infernales de façon durable. Mais aussi de les contenir dans des matériaux suffisamment résistants.

De plus, le coût du projet est astronomique. Cela fait plus de 12 ans que le projet ITER a été lancé, et son budget est évalué à près de 20 milliards d’euros. Néanmoins, sortir du cercle vicieux énergétique actuel est une priorité. C’est pourquoi on trouve de nombreux projets similaires dans le monde, notamment en Europe, aux Etats-Unis, au Japon et en Corée du Sud.

Si certains sont hors service, on trouve le plus vaste et le plus puissant tokamak jamais construit au Royaume-Uni. Et les projets ne s’arrêtent pas là. En effet, le réacteur en construction à Saint-Paul-lès-Durance sera dix fois plus imposant que ses prédécesseurs. Et il devrait pouvoir atteindre les 150 millions de degrés ! Toutefois, les premiers essais ne seront pas menés avant 2025.

COMMENTEZ
9

Inscrivez-vous ou connectez-vous pour commenter
avatar
6 Fils de commentaires
3 Réponses de fil
5 Abonnés
 
Commentaire avec le plus de réactions
Le plus populaire des commentaires
9 Auteurs du commentaire
Sylvainbernard_belBupsLudoEric Auteurs de commentaires récents
  S’abonner  
plus récent plus ancien Le plus populaire
Notifier de
Duco
Invité
Duco

En 2019 on ne peut plus publier un article assimilant la fusion nucléaire au « Graal », et ajouter que cette énergie est infinie, et qu’elle ne génère pas de déchet. Parce que c’est faux, il faut du deutérium, du tritium, et toute la machinerie iter sera soumise à un bombardement de… Lire la suite »

Alex
Invité
Alex

Qu’est-ce que c’est 20 milliards en 12 ans à côté des dépenses militaires mondiales … rien ! Il faudrait inverser ces 2 montants.