Le 11 mars 2011, nous assistions à une catastrophe nucléaire spectaculaire à la centrale de Fukushima au Japon. Presque 8 ans plus tard, les dégâts et conséquences sont encore très importants. Toutefois ce 13 février, un robot envoyé par les scientifiques a pu, pour la première fois, touché du combustible fondu issu des réacteurs et extrêmement contaminé. Explications.

 

En quoi a consisté cette opération ?

Depuis la catastrophe de 2011, des scientifiques cherchent tous les jours des moyens de décontaminer la zone hautement radioactive de Fukushima. En 2017 déjà, ils avaient réussi à envoyer un robot réparer les parties fondues du réacteur 3.

Mais cette fois, la nouveauté c’est que le robot a pu toucher et manipuler le combustible fondu. Développé par Toshiba, l’IRID (International research Institute for nuclear decommisioning) et Tepco (opérateur de la centrale de Fukushima), la machine mesure 30 centimètres de long et 10 centimètre de diamètre.

L’opération a duré 5 heures et d’après Tepco elle s’est bien déroulée. L’entreprise a annoncé sur Twitter : “Aucune fluctuation significative de la radioactivité n’a été détectée pendant l’opération, et il n’y a eu aucun impact sur l’extérieur”. Contrôlé à distance par les scientifiques, le robot est en fait une version 2.0 de celui de 2017. La caméra indispensable y est toujours, mais une pince a été rajoutée. Celle-ci a permis au robot de manipuler les combustibles, de connaître leur température et surtout leur niveau de radioactivité. Cette opération a été menée dans le réacteur 2, où les rayonnements radioactifs sont si élevés, qu’il pourrait tuer quasi instantanément un Homme.

 

Quelles sont les perspectives pour l’avenir ?

Les zones contaminées de Fukushima restent donc très sensibles, les réacteurs étant inaccessibles par les chercheurs. Plus d’une vingtaine de robots ont déjà traversé les trois réacteurs, mais surtout pour des opérations de repérage. Aujourd’hui l’avancée est réelle, comme l’explique Jun Suzuki qui travaille pour Toshiba “Il était important de toucher le combustible afin de voir si nous pouvions envisager, dans le futur, d’en retirer les échantillon”.

L’étape suivante pourrait donc être de retirer directement les combustibles contaminés. Une opération ultra délicate et difficile à réaliser pour les chercheurs dans une centrale nucléaire où les problématiques sont encore très nombreuses. L’explosion spectaculaire des réacteurs en 2011 aura certainement des conséquences dans les décennies à venir.

© Flickr

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