
Dans le nord de l’Écosse, des fouilles en amont d’un chantier ont conduit à une découverte archéologique significative : un petit fort romain, qui constituait un excellent poste d’observation pour les soldats stationnés le long du mur d’Antonin.
Aux confins de l’Empire
Érigé au cours du IIᵉ siècle de notre ère, le mur d’Antonin s’étendait sur une soixantaine de kilomètres dans ce qui est aujourd’hui le nord de l’Écosse. Cette frontière défensive, principalement constituée de tourbe et de matériaux terreux, visait à prévenir les incursions barbares suite à la conquête de la région par les armées de l’empereur romain Antonin le Pieux, ayant régné de 138 à 161.
Outre de tels avant-postes, cet important ouvrage antique était ponctué de camps et thermes, et également longé par une voie romaine qui permettait d’assurer le ravitaillement des troupes et facilitait leur déploiement.
Il fut majoritairement abandonné vers 165 de notre ère, soit un peu plus de deux décennies après le début de sa construction, au profit du mur d’Hadrien. Situé bien plus au sud, ce dernier formait de ce fait la frontière la plus septentrionale de l’Empire romain.
Hadrian’s Wall wasn’t the final frontier of Roman Britain: The Romans conquered southern Scotland as well, constructing another wall with forts, roads, and bathhouses along it. Archaeologists have now discovered one such fort at the edge of the empire!https://t.co/fHdzAyuUas pic.twitter.com/qd1H4FxmDq
— Archaeology Magazine (@archaeologymag) March 20, 2026
Un fortin romain
Les vestiges du fortin ont été mis au jour à Bearsden, ville écossaise se trouvant à environ 8 kilomètres au nord-ouest de Glasgow. Couvrant essentiellement les terrains de trois résidences privées, il était situé sur un promontoire bordant la section sud du mur d’Antonin. Les datations au radiocarbone ont révélé qu’il avait été bâti vers le milieu du IIᵉ siècle de notre ère.
Selon le communiqué de Guard Archaeology, il offrait une vue imprenable sur le paysage, en particulier vers le nord, qui se trouvait hors du contrôle romain. Sa proximité avec une autre structure militaire romaine plus importante suggère qu’il aurait pu servir à alerter la garnison voisine en cas de mouvements de troupes barbares.
Doté de fondations en pierre, il abritait deux bâtiments pouvant accueillir jusqu’à 50 soldats. Son enceinte principale était flanquée de deux tours de guet et encadrée par une série de fossés. « Il faisait partie intégrante du système défensif du mur, qui comprenait des forts et fortins sur toute sa longueur », concluent les auteurs de la nouvelle étude, publiée dans la revue Archaeology Reports Online.
Par Yann Contegat, le
Source: Live Science
Étiquettes: empire romain
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