Comment se forment les planètes ? C’est l’une des questions que se sont toujours posées les scientifiques. Un article de The Guardian expose deux théories opposées sur la question : l’accrétion hiérarchique et l’effondrement gravitationnel.

Qu’est-ce qu’Arrokoth a de spécial ?

Si la première avance que les planètes sont le fruit d’une collision à grande vitesse entre des grains de poussière et des cailloux, la seconde théorie suggère quant à elle que les éléments d’une même zone se sont progressivement rejoints « pour former des corps binaires en quelques centaines d’années », comme le relaye le HuffPost dans son article du vendredi 14 février 2020. Si le corps scientifique est divisé entre ces deux théories, les informations récemment recueillies par la sonde New Horizons de la NASA, qui a observé le corps céleste Arrokoth, pourraient les départager sur cette question, ou du moins, apporter quelques éléments de réponse.

— Vadim Sadovski/Shutterstock.com

Arrokoth est un corps céleste situé à plus de 1,1 milliard de kilomètres de Pluton et à 6,6 milliards de kilomètres de la Terre, ce qui fait de lui le corps céleste le plus éloigné qui a été observé jusqu’à maintenant. Selon le HuffPost, c’est la sonde New Horizons qui a effectué le survol le 1er janvier 2019.

Toutefois, il fallut attendre un moment avant que les données ne soient rapatriées sur Terre. Désormais, les données sont entre les mains des scientifiques et ces derniers vont pouvoir les étudier pour tenter de connaître le déroulement du processus de formation des planètes.

Néanmoins, une série de trois études parues le jeudi 13 février démontre que le corps céleste pourrait avantager la seconde théorie des scientifiques, l’effondrement gravitationnel. En effet, le docteur Alan Stern, chercheur principal de la mission New Horizons, a déclaré dans la première étude :

Les images ne montrent aucun signe de violence, aucune fracture, les deux lobes ne semblent pas brisés.

Un corps céleste qui ressemble à un bonhomme de neige rouge vif

La troisième étude révèle effectivement qu’Arrokoth est constitué de deux corps distincts qui lui donnent la forme d’un bonhomme de neige. D’ailleurs, même sa couleur est particulière car elle est d’un rouge vif. Le corps céleste est recouvert de glace de méthanol et de carbone et sa température serait de -273,15 °C. La deuxième étude avance quant à elle qu’Arrokoth serait âgé de 4 milliards d’années environ.

William McKinnon de l’université de Washington a déclaré au Guardian :

Arrokoth nous dit quelques vérités profondes sur notre Système solaire. Ce n’est pas seulement une pomme de terre spatiale (pour sa forme). C’est un monde remarquable qui nous raconte une incroyable histoire.

Quant à la sonde New Horizons, la Nasa l’avait initialement envoyée en 2006 pour étudier Pluton. Mais après l’avoir atteint en 2015 et avoir rempli sa mission, le voyage de la sonde fut étendu pour qu’elle atteigne Arrokoth. Néanmoins, la Nasa compte encore étendre la mission de New Horizons jusqu’en 2030. D’ici là, les scientifiques veulent que la sonde New Horizons observe d’autres objets célestes intéressants.

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