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Vous avez bien lu ! La formicophilie est un fétichisme sexuel dont l’effet désiré est le chatouillement ou autres sensations ressenties au grouillement d’insectes sur le corps ! Cette forme de déviance sexuelle se nourrit du fantasme de crouler sous différentes sortes d’insectes comme les fourmis, les cafards et les punaises, pour ne citer que quelques exemples…

Ce trouble de la préférence sexuelle pour le moins insolite, ou autrement dit cette paraphilie, est une sous-catégorie de la zoophilie, une déviance sexuelle dans laquelle un animal est l’objet du désir sexuel chez l’être humain. Considérée comme non dangereuse vis-à-vis de la société (à l’inverse de la pédophilie, par exemple), cette addiction est la source de plaisirs variés qui découlent des sensations ressenties en fonction du choix de l’insecte et des zones érogènes sollicitées.

Dérivé du mot “fourmi”, le terme “formicophilie” ne s’applique pas seulement à cette petite travailleuse infatigable qui fait la morale à la cigale dans l’une des plus célèbres fables de La Fontaine. Ce terme fait en fait référence à près de 1,3 million de petites bestioles diverses et variées, au choix ! Fourmis, cafards, punaises, sauterelles, blattes, crapauds, escargots, limaces et autres petits invertébrés sont tous candidats à cette débauche des sens. Le type d’insecte sur lequel l’addict jettera son dévolu dépend probablement de la sensation recherchée, et là encore les fans de formicophilie n’ont que l’embarras du choix : chatouillis, grignotement, piqûre, morsure, la viscosité de certains mucus, voire la terreur observée chez quelqu’un qui assiste au grouillement d’insectes sur le corps de quelqu’un d’autre.

La sensibilité des zones érogènes variant d’un individu à l’autre, les parties du corps sur lesquelles les insectes sont invités à grouiller et à titiller ne se limitent donc pas aux parties génitales. Sachant en prime que la peau est la zone érogène la plus étendue du corps humain, il y a clairement de quoi offrir un beau terrain de jeu aux insectes de son choix.

C’est le psychologue et sexologue néo-zélandais John William Money qui rapporte le premier cas de formicophilie, une dépendance sexuelle qu’il attribue à un traumatisme, en 1986. Ce cas concerne un garçon de 10 ans. Suite à une correction infligée par son père qui découvre qu’il entretient une relation homosexuelle, ce jeune garçon donne une tout autre dimension à son amour des fourmis qui jusque-là ne faisaient que l’amuser et le faire rire sous l’effet de leurs chatouilles. Ces insectes jouent dorénavant un rôle érotique important dans sa vie et prennent de nouvelles proportions avec l’addition de blattes, d’escargots et de crapauds. Si cette dépendance lui cause beaucoup de désarroi, rien d’autre ne peut cependant lui apporter la satisfaction sexuelle recherchée.

Connaissez-vous d’autres préférences sexuelles insolites ?

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