Aller au contenu principal

Changement climatique : après un court répit, la fonte de la banquise atteint un niveau record en Arctique

Un nouvel avertissement

arctique-fonte-glace
— Michal Balada / Shutterstock.com

Alors qu’un ralentissement du taux de fonte de la banquise arctique avait été enregistré au cours des deux dernières décennies, les dernières observations révèlent une perte annuelle de glace sans précédent.

Répit temporaire

L’année passée, une étude n’avait relevé aucune diminution statistiquement significative de l’étendue de la banquise arctique entre 2005 et 2024. Une situation surprenante, compte tenu de la hausse marquée des températures mondiales observée au cours de la dernière décennie.

Si à l’époque, cette « anomalie » avait été attribuée à des variations naturelles des courants océaniques, les scientifiques avertissaient qu’il ne s’agissait probablement que d’un répit temporaire, avec un rythme de fonte susceptible de doubler dans les années à venir.

S’appuyant sur les dernières données satellitaires disponibles, la nouvelle étude confirme ce scénario. « Nous étions bel et bien face à un ralentissement s’inscrivant dans une trajectoire de déclin à plus long terme », détaille Duo Chan, de l’université de Southampton.

D’après l’équipe, en septembre 2025, la superficie annuelle minimale de la banquise arctique se révélait 5,8 % plus faible que celle enregistrée 12 mois plus tôt, en faisant le taux de recul le plus élevé jamais observé sur une telle période depuis le début des relevés satellites, en 1979. À cette époque, cette masse de glace couvrait une surface 50 % plus importante qu’aujourd’hui.

ours-polaire
― Danita Delimont / Shutterstock.com

Un rôle isolant

En raison du taux de réchauffement de l’Arctique, deux à trois fois plus élevé que la moyenne mondiale, il ne s’agit pas vraiment d’une surprise.

Comme l’expliquent les auteurs de la nouvelle étude, publiée dans la revue PNAS, la banquise arctique agit comme un isolant entre l’océan, relativement chaud, et l’atmosphère. Sa diminution favorise un apport accru de chaleur et d’humidité dans l’atmosphère, renforçant l’effet de serre et perturbant les régimes météorologiques plus au sud (avec notamment un risque accru de tempêtes).

« Il s’agit d’un nouvel avertissement », estime Chan. « Les données montrent clairement que la perte de la banquise arctique s’accélère, dans un monde en réchauffement rapide. »

Plus tôt cette année, une étude avait révélé que la fonte de la banquise bouleversait profondément sa chaîne alimentaire.

Par Yann Contegat, le

Source: The Guardian

Étiquettes: ,

Catégories: ,

Partager cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *