— © Inconnu – Cannibal Holocaust / Allociné

Si vous êtes un grand fan de films d’horreur, vous connaissez probablement Cannibal Holocaust, ce film d’horreur cannibale italien réalisé en 1980 par Ruggero Deodato et écrit par Gianfranco Clerici. Mais, saviez-vous que son réalisateur a été arrêté pour homicide, le film étant d’un réalisme effroyable ? 

Cannibal Holocaust est un film d’horreur réalisé sous la forme d’un documentaire. Il raconte l’histoire d’une légendaire tribu cannibale vivant en Amérique du Sud. Néanmoins, depuis sa sortie, ce film a été la cible de la censure de militants à la fois moraux et animaliers. En effet, en dehors des scènes gore, il comporte également des scènes de violence sexuelle mais aussi de cruauté envers les animaux. Face à cela, Cannibal Holocaust a été interdit dans plus de 50 pays, comme l’Australie, les États-Unis, la Norvège, la Finlande, l’Islande ou encore la Nouvelle-Zélande. En 2006, Entertainment Weekly l’a d’ailleurs nommé comme étant le sixième film le plus controversé de l’Histoire.

Seulement dix jours après sa première à Milan, ce film d’horreur a été saisi sous les ordres d’un magistrat local et Ruggero Deodato a été accusé d’obscénité, le film étant tellement réaliste. Selon les tribunaux, certains membres du tournage, dont l’actrice apparaissant dans la scène de l’empalement, ont été tués pour le film. Lors de la procédure judiciaire, de nombreuses questions se sont également posées sur la raison pour laquelle les acteurs n’apparaissaient dans aucun média l’année suivante. Mais ces acteurs supposément décédés avaient en réalité signé des contrats avec la production pour qu’ils n’apparaissent dans aucun média, aucun film ou aucune publicité pendant un an après la sortie du film afin de mettre en avant le scénario qui raconte l’histoire de documentaristes disparus.

Afin de prouver son innocence, le réalisateur a alors permis les interviews des acteurs en question. Il a également expliqué au tribunal comment il a réalisé l’effet spécial de la scène de l’empalement : un siège de vélo était attaché à l’extrémité d’un poteau de fer, sur lequel l’actrice était assise. Ruggero Deodato a de surcroît montré au tribunal des photographies de l’actrice discutant avec l’équipe de tournage après avoir réalisé cette scène. Une fois ces preuves en main, les tribunaux ont abandonné toutes les accusations de meurtre contre le réalisateur, et ce, après trois années de combat

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