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L’on retrouve de nombreuses transactions illégales sur le dark web, notamment des ventes d’armes, de drogues, de faveurs sexuelles, de contrefaçons ou encore de médicaments. Depuis quelques semaines, des personnes peu scrupuleuses y vendent également de faux vaccins contre le Covid-19 à des prix exorbitants.

Les escrocs tirent profit de la pandémie

Pour les dealers, le Covid-19 est une occasion de vendre de nouveaux produits frauduleux sur le dark web. Seulement, quelques semaines après le début de la pandémie, on y trouvait notamment de faux tests PCR, de faux remèdes et même de la salive et du sang de personnes guéries de la maladie. En décembre dernier, Interpol alertait ses 194 pays membres contre « une potentielle activité criminelle liée à la contrefaçon, au vol et à la promotion illégale de vaccins contre la Covid-19 ».

Suite aux annonces de fiabilité de certains vaccins en novembre dernier, les faux vaccins contre le Covid-19 ont effectivement commencé à apparaître en ligne. Il est à noter qu’il s’agit sans nul doute de doses contrefaites, étant donné qu’aucun vol n’a été signalé par les laboratoires agréés. « L’offre n’est pas massive comme pour d’autres médicaments mais il y a bien eu l’apparition des autoshops, des mini-sites de vente de vaccins chinois ou russes », a expliqué Antoine Violet-Surcouf, directeur général d’Avisa Partners et spécialiste de la contrefaçon sur le web.

De leur côté, des chercheurs du fournisseur mondial de services de sécurité du système d’information Check Point ont récemment découvert des propositions de vaccins Pfizer contrefaits sur le dark web. Ces derniers expliquent que beaucoup de personnes n’ont pas la patience de recevoir les vaccins venant des canaux de santé officiels de leur pays, et se tournent vers les vendeurs malhonnêtes qui prétendent pouvoir répondre à leurs besoins.

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Les faux vaccins sont vendus à des prix exorbitants

Les vaccins contrefaits se vendent en moyenne entre 250 dollars et 1 000 dollars. À l’instar des autres transactions sur le dark web, les paiements sont effectués en bitcoins afin que les autorités ne puissent pas remonter jusqu’aux malfaiteurs. D’après Antoine Violet-Surcouf, les ventes se passeraient surtout entre des petits revendeurs qui distribuent ensuite les produits sur des cercles fermés à partir des messageries privées.

Le Parisien rappelle que l’extraction, la détention, la reproduction et la transmission frauduleuse de données peuvent valoir jusqu’à cinq ans de prison et 150 000 euros d’amende. Cependant, il est pour l’instant difficile d’identifier les escrocs derrière les sites incriminés, étant donné que ceux-ci sont supprimés au bout de 24 heures. Or, les autorités ont besoin de plus de temps pour pouvoir tracer leurs origines.

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Eceymir
Eceymir
1 année

Cestvraimenteffrayantdefaireça !