‎― TY Lim / Shutterstock.com

Les deepfakes sont des vidéos modifiées numériquement permettant de faire dire n’importe quoi à la personne choisie. Parfois très réalistes, ces vidéos peuvent aider à créer des parodies amusantes, mais également à propager des fake news. Alors que nous sommes à quelques mois des élections américaines, Facebook a annoncé que ces vidéos truquées sont désormais interdites sur sa plateforme.

Certaines vidéos deepfakes sont encore autorisées par le réseau social

Facebook renforce ses capacités de détection des deepfakes depuis plusieurs mois. Le géant américain a même lancé une compétition pour trouver les meilleures méthodes pour détecter ces vidéos truquées. Nous savons aujourd’hui que la firme a fourni tous ces efforts pour parvenir à un but bien précis. Elle a notamment annoncé que les deepfakes sont désormais interdits sur le réseau social.

Tous les montages vidéo ne seront toutefois pas supprimés de la plateforme. Dans un billet de blog, Facebook précise que les suppressions concernent les vidéos modifiées ou synthétisées risquant d’induire les internautes en erreur. En outre, les vidéos dont les contenus ont été remplacés ou superposés par une intelligence artificielle ou du machine learning dans le but de les rendre réalistes sont également désormais prohibées. Ainsi, les vidéos satiriques et parodiques sont toujours autorisées sur le site.

Pourquoi une telle décision ?

Il est évident que la firme américaine a mis en place cette mesure afin d’optimiser la modération des contenus sur sa plateforme. Cependant, cette interdiction est également instaurée pour se préparer à la prochaine élection présidentielle aux États-Unis. Rappelons-le, le réseau social a été envahi par d’innombrables contenus de désinformation durant la période de campagne des élections de 2016. Il est donc tout à fait compréhensible que Facebook souhaite cette fois-ci limiter les dégâts.

En outre, cette mesure vient à point nommé avant la nouvelle audition du réseau social par la Chambre des représentants des États-Unis. À noter que la précédente audition s’est déroulée en octobre dernier. À l’occasion, Mark Zuckerberg a été questionné concernant Libra, son projet de cryptomonnaie et de monnaie virtuelle. Cette fois-ci, les sujets abordés tourneront entre autres autour des deepfakes et des cheapfakes.

Le Comité de l’énergie et du commerce, qui sera chargé de l’audition, a déclaré dans un document préparatoire que « ces vidéos peuvent être utilisées pour répandre de fausses informations à des fins politiques, économiques, ou bien pour semer la discorde ».

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