Aussi incroyable que cela puisse paraître, l’Homme serait responsable d’un historique refroidissement climatique, en plus de l’actuel réchauffement climatique. Pour cela, il faut remonter à la colonisation des Amériques à la fin du XVe siècle, qui a tué tellement de personnes que le climat de la Terre a été déréglé. Explications.

 

Le “Petit Age glaciaire”

Les résultats, impressionnants, sont la conséquence d’une étude scientifique très sérieuse menée par des chercheurs issus de l’University College London au Royaume-Uni. La colonisation européenne a provoqué de tragiques catastrophes démographiques dans les territoires d’Amérique. Nous le savons, c’est principalement dû à un choc microbien qui est aujourd’hui considéré comme principal responsable de ces véritables exterminations.

Parmi les conséquences de ces changements et perturbations, la majorité de ces terres agricoles délaissées ont été reconquises par la population locale, principalement des arbres à croissance rapide. Cela a permis d’absorber une quantité monstre de dioxyde de carbone (CO2), suffisante pour rabaisser les températures de la planète !

Les historiens du monde entier qualifient généralement la période qui s’ensuit de “Petit Âge glaciaire”. Dans les faits, on retrouve de nombreux témoignages dans les archives et chroniques conservées depuis cette époque. Les hivers des pays européens étaient terriblement glacials, au point que la Tamise, à Londres, gelait régulièrement.

Pour tenter de mettre des chiffres sur cette étude, les chercheurs ont regroupé toutes les données de population qu’ils ont pu obtenir, sur le nombre de personnes vivant dans les Amériques avant le premier contact avec les Européens en 1492. Ensuite, ils se sont penchés sur l’évolution de ces mêmes chiffres sur les décennies suivantes. Nous le savons déjà, la majorité des populations a été exterminé, non pas à cause des exécutions publiques ou de l’esclavage, mais par un choc microbien. Variole, rougeole, mais également les guerres (qui faisaient s’affronter amérindiens entre eux) sont les principales raisons du déclin démographique des populations américaines.

Wikimedia / GWart

Un bouleversement majeur dans l’histoire de l’humanité

En l’espace de 100 ans, la population est ainsi passée d’environ 60 millions de personnes (équivalent alors à 10 % de la population mondiale) à seulement 5 millions d’hommes et femmes. Plus que des chiffres, les chercheurs se sont ensuite penchés sur les terres cultivées, et l’impact de leur abandon. En tout, c’est environ 56 millions d’hectares qui ont été abandonnés, c’est l’équivalent de la France et de sa géographie actuelle.

Et d’après leurs analyses, la pousse et les repousses ont extrait suffisamment de CO2 pour que la concentration de gaz dans l’atmosphère terrestre diminue de 7 à 10 ppm. En clair, cela équivaut à un passage de 7 à 10 molécules de CO2 par million de molécules dans l’air, ce qui entraîne un bouleversement thermique conséquent.

« Pour mettre cela dans le contexte moderne, nous brûlons essentiellement (combustibles fossiles) et produisons environ 3 ppm par an. Nous parlons donc d’une grande quantité de carbone qui est aspiré de l’atmosphère », a expliqué le co-auteur, le professeur Mark Maslin.

Une des meilleures preuves de ce bouleversement, en plus des témoignages présents dans nos archives, est trouvable dans les calottes de glace de l’Antarctique. Les bulles d’air qui y sont emprisonnées permettent de montrer une diminution nette de la concentration en dioxyde de carbone. Ce genre d’histoires coïncide également avec d’autres similitudes dans le domaine des matières fossiles, comme le charbon ou encore les gisements de pétrole dans les Amériques.

En clair, l’équipe de chercheurs parvient à démontrer que l’utilisation du feu par les hommes est totalement responsable d’un grand nombre de modifications climatiques et thermiques. Le retour d’une végétation naturelle a provoqué un bouleversement majeur dans l’histoire de la Terre et de l’Homme, au point que son influence s’est ressentie à des milliers de kilomètres.

© Pixabay

Les leçons à retenir

Tout d’abord, nous pouvons – et devons – tirer la conclusion suivante : cette nouvelle étude démontre que la baisse de CO2 est en partie imputable à la colonisation des Amériques, et donc à l’effondrement de la population autochtone, permettant ainsi une repousse de nombreuses végétations naturelles. Les activités humaines ont toujours eu une incidence directe sur le climat de la planète.

C’est également impossible de ne pas parler du réchauffement climatique. Phénomène inverse mais tout aussi important, le parallèle permet de renouveler notre approche sur ces problèmes universels.

Certains se demandent si replanter massivement des arbres suffirait, ou atténuerait du moins, le réchauffement climatique. Mais il faut également prendre conscience de l’ampleur du phénomène décrit à travers cet article. Pour rabaisser la température mondiale, la végétation complète a poussé sans limite sur un territoire gigantesque équivalent à toute la France. Le reboisement est une solution mais il faut une quantité astronomique d’efforts pour le mettre en place de manière efficace, que ce soit à court, moyen ou long terme.

Et aujourd’hui, un tel reboisement pourrait ne pas être suffisant, car les quantités de pollution sont énormes, à tel point que ce reboisement serait l’équivalent de seulement deux années d’activité humain.

À noter que certains scientifiques se méfient de cette théorie. Pour eux, il faut également prendre en compte l’activité du Soleil, qui aurait été également responsable de cette baise de la température…

© Pixabay

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Honoré XIII
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Honoré XIII

La gravure de présentation, associée au titre, fait faussement penser que l’importance du massacre est dû aux assassinats alors que l’article montre que c’est les épidémies qui en sont la cause essentielle. Votre responsabilité d’éditeurs devrait vous amener à éviter soigneusement ce genre de travers, car j’ose espérer que ce… Lire la suite »

Alex MOUTET
Invité
Alex MOUTET

Voilà une solution a notre problème actuel, si les massacres perpétrés en Amérique du sud par les épidémies ont suffit a faire baisser le climat, faisons de même en plus grand nombre aujourd’hui pour que cela agisse, en diminuant a la fois le nombre de pollueurs et le nombre de… Lire la suite »