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Un fossile exceptionnel de dinosaure à plumes éclaire l’évolution du vol

Il date du Crétacé inférieur, il y a entre 145 et 100 millions d’années

En Chine, l’étude d’un fossile très bien conservé de dinosaure a révélé une série de caractéristiques anatomiques typiques des oiseaux modernes, qui n’auraient pas été héritées d’un ancêtre commun.

Norellraptor barsboldi

Mis au jour par un agriculteur près de la ville de Lamadong, dans la province du Liaoning, ce spécimen de 57 centimètres de long remonte au Crétacé inférieur, il y a entre 145 et 100 millions d’années. Son analyse approfondie, menée par des chercheurs de l’université du Hebei, a confirmé qu’il s’agissait d’une nouvelle espèce de dinosaure non avien, appartenant au clade des microraptorinés, de petits carnivores opportunistes dotés à la fois de plumes et d’ailes.

Remarquablement complets, les restes de Norellraptor barsboldi, nommé en l’honneur des paléontologues Mark Allen Norell et Rinchen Barsbold, comprennent des sections de plumage, des dents, des ailes et une colonne vertébrale articulée.

Âgé d’environ 3 ans au moment de sa mort, cet ancien reptile possédait une longue queue, semblable à celle d’Archaeopteryx, un dinosaure du Jurassique considéré comme l’un des premiers représentants de la lignée ayant donné naissance aux oiseaux. Comme les membres précoces de cette dernière, N. barsboldi présentait des os courts et soudés au niveau des ailes.

Si Ji Qiang et ses collègues ont estimé qu’environ 30 % des adaptations observées chez les microraptorinés leur étaient également communes, des analyses phylogénétiques ont renforcé l’idée d’une évolution convergente. Lorsque des espèces non étroitement apparentées développent indépendamment les mêmes traits physiologiques, morphologiques ou comportementaux.

Différentes sections du fossile de Norellraptor barsboldi — © Ji et al. / Nature Communications 2026

Des pressions différentes

Alors que ces changements émergent généralement en réponse à des pressions environnementales similaires, dans ce cas, leur ordre d’apparition était chronologiquement distinct.

« Les analyses de la microstructure osseuse de N. barsboldi, ses schémas de croissance et sa phylogénie montrent que les séquences évolutives ayant conduit à des adaptations essentielles étaient bien différentes chez les ancêtres des oiseaux actuels et ces petits dinosaures ailés », souligne Jacqueline Nguyen, du Musée de Sydney.

Parmi les différences notables, les auteurs de la nouvelle étude, publiée dans Nature Communications, relèvent un schéma de croissance particulier du radius de N. barsboldi, un os de l’avant-bras.

L’an passé, des chercheurs avaient décrit un reptile à la crête imposante, bouleversant les origines des plumes et des poils.

Par Yann Contegat, le

Source: New Scientist

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