― Antonio Guillem / Shutterstock.com

Choc pour les étudiants. Alors que la pandémie de coronavirus fait rage aux États-Unis, la plupart des universités ont décidé d’opter pour des cours à distance. Seulement, si les étudiants américains et étrangers subissent ensemble ces répercussions du Covid-19, l’administration Trump a récemment fait savoir que si les étudiants étrangers suivaient des cours en ligne, ce n’est pas la peine de leur accorder un visa.

Les étudiants sont piégés de toutes parts

En effet, d’après les informations de France 24, Washington a déclaré que les étudiants étrangers seraient expulsés si leur université décidait de n’émettre que des cours en ligne à la rentrée, et ce, à cause de la propagation du coronavirus.

Selon La Tribune, la police de l’immigration et des douanes (ICE) a sorti un communiqué confirmant l’annonce de l’administration Trump et écrivant que le gouvernement américain ne « donnera pas de visas aux étudiants inscrits dans des programmes intégralement en ligne à l’automne et les gardes-frontières ne les laisseront pas entrer sur le territoire ».

Pour ceux qui se trouvent déjà aux États-Unis, l’ICE déclare qu’« ils doivent quitter le pays ou prendre d’autres mesures, comme s’inscrire dans une école avec des cours présentiels pour conserver leur statut légal » à défaut de quoi, ils seront exposés « à une procédure d’expulsion ».

Quant aux universités qui auront opté pour une formation « hybride », elles devront certifier que leurs étudiants étrangers assistent au maximum de cours présentiels. Ce serait l’unique condition pour que ces étudiants conservent leurs droits de séjour. En revanche, cette condition comporte elle-même une exception. Elle ne pourra pas s’appliquer aux étudiants étrangers venus aux États-Unis pour suivre des études d’anglais ou effectuer des formations professionnelles.

Les étudiants étrangers sont dans une totale incertitude

Mais alors qu’on se demande quelles sont les motivations de la Maison-Blanche, pour les étudiants, il y a pire. Comme le confie Gonzalo Fernandez, un Espagnol de 32 ans poursuivant son doctorat en économie à l’université George Washington, « le pire c’est l’incertitude ». Il déclare à l’AFP : « Nous ne savons pas si nous aurons des cours le semestre prochain, si nous devons rentrer chez nous ou s’ils vont nous mettre dehors… »

En tout cas, cette position de l’administration Trump en a indigné plus d’un. A l’instar du sénateur Bernie Sanders, qui a écrit sans détour sur Twitter que « la cruauté de la Maison-Blanche ne connaît aucune limite. Les étudiants étrangers se retrouvent à devoir choisir entre risquer leur vie dans des salles de classe ou se faire expulser. »

Notons quand même que les étrangers représentent 5,5 % des étudiants des universités américaines dont la majorité sont des Asiatiques, rapporte La Tribune. Les visas visés sont, quant à eux, les visas F1, qui sont prévus pour les études académiques et M1, pour les formations professionnelles.

Malgré tout, l’administration Trump semble oublier que si les universités américaines ont opté pour des cours 100 % en ligne, c’est le cas notamment de l’université de l’État de Californie et de Harvard, c’est à défaut de vaccins. Mais qu’à cela ne tienne, Donald Trump lui n’a qu’une phrase à marteler quitte à sacrifier les étudiants, les professeurs et mettre à mal les universités : « Nous voulons que nos écoles ouvrent, nous voulons qu’elles ouvrent rapidement. » Les États-Unis sont pourtant le pays le plus touché par le Covid-19 avec plus de 130 000 morts.

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