Une étude américaine dévoile que les adultes gardent certains traits de leur caractère d’enfant ! À seulement 14 mois, les comportements des bébés détermineraient les principaux traits de caractère une fois adultes. L’inhibition comportementale est au centre du projet.

L’étude des comportements

Des chercheurs de l’université du Maryland, de la Catholic University of America et du National Institute of Mental Health ont étudié le comportement de 165 bébés âgés de 14 mois. Les chercheurs se sont concentrés sur l’inhibition comportementale développée par des nourrissons et des enfants. C’est-à-dire que ces enfants sont craintifs et plus prudents face aux objets et personnes inconnues. L’étude affirme même que cette inhibition comportementale favorise l’isolement social et déclenche des troubles de l’anxiété.

L’étude s’est tenue sur une longue période puisque 115 nourrissons sont retournés faire des tests à l’âge de 15 ans puis 109 à l’âge de 26 ans. Ainsi, les chercheurs ont pu étudier leurs résultats scolaires et leur rapport aux autres pendant plusieurs années. Nathan Fox, l’un des auteurs de l’étude, est ravi : « C’est assez incroyable que nous ayons pu rester en contact avec toutes ces personnes si longtemps. Au début, leurs parents les avaient amenés, maintenant ils continuent à venir et s’impliquent dans le projet. »

Inhibition comportementale bébé
— Oksana Kuzmina / Shutterstock.com

Les conclusions de l’étude

Les conclusions de l’étude sont disponibles dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences. Elles indiquent que les nourrissons sujets à l’inhibition comportementale sont plus réservés une fois adultes. Ils deviennent plus introvertis, ont moins de relations sentimentales, sociales et familiales. Ils seraient plus à même de développer des troubles comportementaux tels que des dépressions.

Nathan Fox confirme : « Nous avons étudié la biologie de l’inhibition comportementale au fil du temps et il est clair qu’elle influence profondément le développement. » Le communiqué publié par le National Institut of Mental Health précise que « des travaux futurs avec plus de sujets et plus de diversité sont nécessaires pour pouvoir développer nos connaissances ». Par conséquent, les résultats sont donc susceptibles d’évoluer.

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