© Brian Gratwicke / Wikimedia Commons

Depuis plus de soixante-dix ans, l’Union internationale pour la conservation de la nature met à jour sa liste des espèces animales et végétales menacées. Il semblerait que plusieurs espèces animales et végétales aient totalement disparu au cours de la pandémie de coronavirus. 31 nouvelles espèces ont notamment été déclarées « éteintes » ou « éteintes à l’état sauvage » en 2020.

Des espèces animales et végétales disparues

L’UICN a dévoilé la liste des espèces qui ont disparu en 2020 : « À chaque actualisation de la liste, nous confirmons ce que nous savons déjà, nous perdons de la biodiversité à un rythme sans précédent. La perte d’espèces est maintenant entre 100 et 10 000 fois plus rapide que le taux d’extinction naturel. » En tout, 128 918 espèces ont été évaluées et 35 765 sont menacées d’extinction.

La liste des 31 espèces éteintes cette année a été publiée par le site Futura Sciences. Elle contient d’une part des espèces animales, et de l’autre des espèces végétales.

  • Les amphibiens : Atelopus chiriquiensis, Atelopus senex et Craugastor myllomyllon, trois grenouilles d’Amérique centrale.
  • Les mammifères : Nyctophilus howensis ou chauve-souris à longues oreilles, qui provient d’Australie.
  • Les poissons : Le Schizothorax altans, un poisson d’eau douce d’Asie centrale. Les Barbodes amarus, Barbodes baoulan, Barbodes clemensi, Barbodes disa, Barbodes flavifuscus, Barbodes herrei, Barbodes katolo, Barbodes lanaoensis, Barbodes manalak, Barbodes pachycheilus, Barbodes palaemophagus, Barbodes palata, Barbodes resimus, Barbodes tras, Barbodes truncatulus, qui sont tous des poissons d’eau douce endémiques du lac Lanao, aux Philippines.
  • Les plantes : Persoonia laxa, Persoonia prostrata, Leucadendron grandiflorum, Leucadendron spirale et Ochrosia kilaueaensis.
  • Les arbres : Banara wilsonii, Euchorium cubense, Faramea chiapensis, Hesperelaea palmeri, Monteverdia lineata et Roystonea stellata.

L’homme est à l’origine de leur extinction

D’après le bilan annuel de l’Union internationale, la France ferait partie des dix pays abritant le plus grand nombre d’espèces menacées. Craig Hilton-Taylor indique que « bien qu’elles soient variées, les menaces qui pèsent sur les espèces ont un point commun. Elles sont presque toutes causées par l’interaction des humains avec la nature : nos modes de production et de consommation non durables, le commerce illégal d’espèces sauvages, la pollution, les espèces envahissantes ou le changement climatique. »

À l’heure actuelle, toutes les espèces de dauphins d’eau douce du monde sont considérées comme menacées. Trois espèces de Macadamia sont aussi désormais menacées d’extinction à l’état sauvage. Enfin, un tiers des chênes sont également menacés d’extinction. En revanche, certains cas donnent de l’espoir. Le bison d’Europe est notamment passé de la catégorie d’espèce « Vulnérable » à celle de « Quasi menacée » grâce aux différents efforts de conservation. Si la population ne comptait plus que 1 800 individus en 2003, elle compte aujourd’hui 6 200 individus.

— Joost van Uffelen / Shutterstock.com

Selon Craig Hilton-Taylor, cela montrerait que les efforts de conservation peuvent changer le cours des choses. En revanche, de son côté, le chercheur Nicolas Loiseau pense que ce genre de rétablissement est une bonne chose, mais que cela montre que l’on est obligé d’avoir une intervention régulière de l’Homme pour maintenir les espèces menacées.

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