© NASA Earth Observatory

Le 15 janvier dernier, le volcan Hunga Tonga-Hunga Ha’apai est entré en éruption, crachant un champignon de fumée de plus de 40 kilomètres d’altitude. La puissance de l’éruption était telle qu’elle a provoqué un tsunami. Il s’agit ainsi d’un phénomène d’une rare intensité et, selon la NASA, l’éruption équivalait même à l’explosion de plusieurs centaines de bombes atomiques.

Un évènement impressionnant qui a été entendu un peu partout sur la planète

Le volcan sous-marin Hunga Tonga est resté quasiment inactif pendant 14 ans. Après cette longue période d’hibernation, le volcan est finalement entré en éruption en 20 décembre 2021. L’activité volcanique a pourtant semblé de courte durée, et le Hunga Tonga a été de nouveau déclaré inactif le 22 janvier 2022. Moins d’une semaine plus tard, l’activité volcanique a cependant repris avec une force stupéfiante, et le 14 janvier 2022 le volcan est entré en éruption, projetant des nuages de cendres à plus de 20 kilomètres d’altitude. L’éruption a continué pendant les deux jours suivants avec une intensité accrue.

Le 15 janvier, la puissance du phénomène était en effet telle que le bruit de l’explosion a pu être entendu jusqu’en Alaska, qui se trouve pourtant à plus de 9 000 kilomètres de la zone sinistrée. L’explosion a également provoqué des tsunamis allant jusqu’à une hauteur de 15 mètres. Parmi les zones touchées par les tsunamis, nous pouvons citer la plus grande île des Tonga, Tongatapu, mais aussi des régions plus éloignées, comme les îles Fidji, les îles Samoa, ainsi que certaines parties de la Nouvelle-Zélande, du Japon et du Pérou. Au Japon, des vagues dépassant largement les 2 mètres ont été observées.

Bien évidemment, le bilan de la catastrophe a été lourd, surtout sur le plan matériel. Suite à l’éruption, la quasi-totalité de toutes les structures sur les trois îles les plus à proximité du volcan ont été détruites, et de nombreux autres bâtiments ont également été détruits ou gravement endommagés sur d’autres îles. Heureusement, les pertes humaines n’ont pas été conséquentes, dans la mesure où la population a pu être évacuée avant la catastrophe. En plus des conséquences au niveau local, cette éruption volcanique a eu et aura des effets au niveau mondial. En effet, les gaz et les particules fines du volcan ont voyagé jusqu’en Afrique, et l’éruption devrait également causer des perturbations climatiques dans le monde, a rapporté le New York Times.   

© NASA Earth Observatory

Une explosion qui a libéré jusqu’à 18 mégatonnes d’énergie

Bref, la catastrophe a été d’une rare gravité et c’était encore plus intense qu’on le pensait. Selon des observations de la NASA, l’intensité de l’éruption du volcan Hunga Tonga était l’équivalent de l’explosion de plusieurs centaines de bombes atomiques, semblables à celle qui a détruit la ville d’Hiroshima en 1945. Pour établir cette estimation, les chercheurs de la NASA ont procédé à une combinaison d’enquêtes par satellite et en surface. Ils ont notamment calculé la puissance explosive du volcan en fonction de la quantité de roche qui a été retirée lors de l’explosion, la hauteur apparente du champignon de fumée de l’éruption ainsi que plusieurs autres facteurs.

« Il s’agit d’une estimation préliminaire, mais nous pensons que la quantité d’énergie libérée par l’éruption équivalait quelque part entre 4 et 18 mégatonnes de TNT. Ce nombre est basé sur la quantité retirée, la résistance de la roche et la hauteur du nuage d’éruption soufflé dans l’atmosphère à différentes vitesses », a expliqué Jim Garvin, scientifique en chef au Goddard Space Flight Center de la NASA, dans un communiqué. Plus précisément, cela signifie que la force explosive du volcan était environ 500 fois plus puissante que la bombe larguée sur Hiroshima.

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