L’Organisation mondiale de la santé (OMS) établit chaque année la liste des 10 plus grands risques pour la santé humaine au niveau mondial. Parmi les menaces sanitaires les plus importantes en 2019, on retrouve notamment les anti-vaccins, le Sida et le virus Ebola.

 

La vaccination sauve chaque année des millions de vie

Depuis le début du 21e siècle, le vaccin contre la rougeole a permis de sauver plus de 21 millions de vies, réduisant le nombre de décès de 80 % en 17 ans seulement. Pourtant, l’OMS estime aujourd’hui « qu’une minorité non négligeable de personnes dans le monde refuse les vaccins ou hésite à les accepter, même lorsqu’ils sont facilement disponibles ». Une conduite risquée qui peut non seulement atténuer les effets de l’immunité collective, mais également provoquer des épidémies.

À même d’entraîner une augmentation de 30 % des cas de rougeole dans le monde, le phénomène anti-vaccin a pris une ampleur considérable au cours des vingt dernières années. Selon les chiffres de la principale agence fédérale de santé publique aux États-Unis, le pourcentage d’enfants âgés de 19 à 35 mois n’ayant pas été vaccinés a quadruplé depuis 2001, ce qui ouvre la porte à des épidémies, comme ce fut le cas dans un école du Québec en 2015, où 119 cas de rougeole avaient été constatés.

 

La propagande anti-vaccins largement diffusée sur les réseaux sociaux

Parmi les principales raisons invoquées par les militants anti-vaccins, on retrouve notamment les croyances religieuses et les mythes voulant que la vaccination cause l’autisme chez les enfants, entraîne de graves effets secondaires ou ne serve qu’à enrichir les compagnies pharmaceutiques. Pire encore, ce phénomène semble amplifié par la diffusion de fausses informations sur des pages Facebook et des comptes Twitter anti-vaccins qui font de plus en plus d’adeptes.

En plus de la non-vaccination volontaire, du Sida ou du virus Ebola, on trouve également sur la liste des 10 plus grands risques pour la santé humaine publiée par l’OMS les maladies non transmissibles (cancer, maladies cardiaques…), la grippe, la résistance antimicrobienne (causée par une mauvaise utilisation des antibiotiques), les crises (sécheresses, famines…) et… le manque d’accès aux soins de base, qui concerne 1,6 milliard de personnes à travers le monde.

Selon l’OMS, la vaccination permet de sauver chaque année deux à trois millions de vie, et on imagine aisément que les personnes n’y ayant pas accès échangeraient volontiers leur place avec celle des militants anti-vaccins.

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