8 endroits dans le monde si dangereux que vous pourrez y laisser la vie

8 endroits dans le monde si dangereux que vous pourrez y laisser la vie

Nul n’aura, en une seule vie, pu découvrir toutes les splendeurs de la Terre. Plages paradisiaques, sites historiques, villes anciennes, déserts… Le binôme Homme – Nature a parfois bien fonctionné. Mais loin de ces lieux plutôt touristiques, existent également des endroits plus sauvages. A tel point qu’ils peuvent être mortels pour qui ose les approcher de trop près.

CHINE : LE MONT HUA

Vous aviez prévu de visiter la Chine autrement ? Le mont Hua est l’une des cinq montagnes sacrées chinoises. Sa beauté en fait sa renommée. Malgré cela, le site reste excessivement dangereux voire mortel. La seule façon d’y accéder est d’emprunter un escalier… vertical !! Par la suite, pas de sentier mais de simples planches en bois installées le long de la falaise, sans barrière ni rampe pour éviter les chutes dans le vide. Le mont Hua est tout de même visité par de nombreux touristes chaque année.

INDE : L’ÎLE DE NORTH SENTINEL (ÎLE D’ANDAMAN ET NICOBAR)

Au large de l’Inde vers le Golfe du Bengale, se trouve une île peuplée d’habitants nommés Sentinelles. Ceux-ci ne souhaitent aucun contact avec le monde civilisé et font de leur île naturelle, un endroit mortel pour quiconque ose s’en approcher. Leur nombre n’a jamais pu être véritablement déterminé, mais une population de 300 personnes a tout de même été estimée. Depuis 1997, diverses tentatives d’approches et de prises de contact ont été mises en place, mais ces derniers accueillent les visiteurs par des flèches et des pierres.

L’équipage d’un bateau de pêcheurs ayant dérivé un peu trop près des côtes en 2006, a été tué par les archers de l’île. L’hélicoptère chargé de récupérer les corps a lui aussi été attaqué et n’a pu se poser. Cette hostilité est compréhensible lorsque l’on connait le sort qu’a été réservé aux autres tribus de l’archipel : les forêts ont été détruites pour y implanter des complexes hôteliers, les natifs ont été chassés, des maladies ont décimé la plupart des tribus existantes et des safaris humains étaient organisés pour les touristes durant lesquels l’attraction principale était de trouver des sentinelles dans la forêt.

TURKMÉNISTAN : LA PORTE DE L’ENFER (DARVAZA)

Un tel nom ne laisse effectivement rien présager de bon ! Aussi belle que dangereuse, la Porte de l’enfer est un immense trou béant au beau milieu du désert au Turkménistan. Né de la main de géologues scientifiques en 1970 après le forage accidentel d’une cavité souterraine lors d’une recherche de gisements de gaz naturels, Darvaza brûle depuis 1970.

Ce feu est aussi l’œuvre de l’Homme puisque les géologues ont décidé d’enflammer l’orifice afin d’éviter une explosion violente. La Porte de l’Enfer dégage une chaleur insoutenable et ses abords ne sont pas du tout sécurisés. Ainsi, les aventuriers les plus téméraires peuvent y tenter une descente en rappel à leurs risques et périls.

ANGLETERRE : LE POISON GARDEN

Ce jardin botanique se situe dans le comté de Northumberland. Mais comment un simple jardin botanique peut être mortel pour l’Homme ? Tout simplement en y exposant les espèces végétales les plus dangereuses au monde. Près de chacune des espèces, un panneau relativement éloquent permet rapidement de comprendre qu’il ne vaut mieux pas s’en approcher de trop près.

Certaines plantes sont même en cage afin d’éviter le pire pour les touristes. Belladones, Digitales, Pavot… Le jardin D’Alnwick s’étend sur quelques 14 hectares mais le Poison garden ne se visite que pendant 15 minutes et sous la haute surveillance d’un guide. Convulsions, vomissements et même la mort peuvent survenir après avoir touché ou respiré les jolies fleurs empoisonnées.

PANAMA/COLOMBIE : LE BOUCHON DE DARIÉN 

Situé au beau milieu des 48 000 km de la panaméricaine, cet écrin de verdure peut être mortel pour qui s’y aventure. Regorgeant de plantes et animaux rares, il cache aussi les Farc et divers trafiquants de drogue. De nombreux touristes ayant tenté la traversée ont été kidnappés par les rebelles. Aucune intention d’achèvement d’infrastructures sur la panaméricaine n’est prévue par le gouvernement à cause du coût, de la fragilité de l’écosystème mais surtout à cause des répercussions dangereuses.

BRÉSIL : L’ÎLE DE QUEIMADA GRANDE 

Après l’île aux crocodiles, voici l’île aux serpents ! Queimada Grande abrite tout simplement la plus dense population de Jararaca-Ilhoas de toute la planète (1 tous les 5 mètres carrés). Cette espèce de serpent possède un venin 5 fois plus puissant que les Bothrops continentaux, ce qui en fait par définition, l’un des endroits les plus dangereux sur Terre.

Tout en haut de la chaîne alimentaire sur son île et très peu habitué à la présence humaine, ce serpent n’est pas du genre à se défiler. Pire, il deviendrait même très agressif face à l’Homme. Et comme il est capable de survivre 6 mois sans rien avaler, il n’hésite pas à croquer à tout va. Cette île est totalement interdite aux visiteurs, exception faite pour les scientifiques.

BOLIVIE : LA ROUTE DES YUNGAS

Bien que n’étant « qu’une » simple route, la « Route de la mort » en Bolivie est surtout la plus mortelle au monde, enregistrant entre 200 et 300 victimes chaque année. Longue de 69 km, elle n’est large que de 3,20 m. Pour rajouter un peu d’adrénaline, elle vous conduit jusqu’à 4000 m d’altitude. Un dérapage incontrôlé et c’est le drame assuré.

Cette route n’est absolument pas sécurisée et est la proie du brouillard de la poussière et de la boue, quand un rocher ne se décroche pas de la falaise pour venir mourir au beau milieu de l’étroit chemin. Les amateurs de sensations fortes du monde entier s’y rendent souvent à vélo. Une roulette russe plutôt osée…

 

BIRMANIE : ÎLE DE RAMREE

En 1945, l’île de Ramree a été le terrain d’une sanglante bataille entre les Japonais et les Britanniques. Située dans le golfe du Bengale, ce ne sont pourtant pas les tigres qui règnent en maître sur ses terres, mais les crocodiles. L’île est littéralement envahie par les reptiles. Sa beauté et ses espaces naturels quasi intacts sont pourtant à éviter si vous tenez à votre vie.

 

La nature sait se montrer hargneuse et parfois mortelle pour l’Homme. Ces quelques sites terrestres ne sont qu’un petit échantillon. Il existe sur la planète bien d’autres endroits risqués et dangereux, qu’il est préférable de ne connaître qu’à travers des articles et images sur le net.

On n’a pas deux cœurs, un pour les animaux et un pour les humains. On a un cœur ou on n’en a pas.

— Alphonse de Lamartine