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Plus de 350 employés d’Amazon ont signé ce dimanche une tribune dans laquelle ils expriment des critiques vis-à-vis de l’entreprise, et plus particulièrement à propos de sa politique environnementale. Un geste fort face au géant de l’e-commerce, qui a mis en place une véritable politique de censure.

Plus de 350 employés d’Amazon ont publié des témoignages contre leur employeur. Certes, sur les 650 000 employés que compte l’entreprise, 357 salariés peuvent sembler être une proportion infime mais il faut savoir qu’en témoignant publiquement, avec leur nom, ils vont à l’encontre du règlement intérieur. En effet, la politique de communication extérieure mise en place en octobre par Amazon exige des salariés qu’ils “demandent l’autorisation préalable de parler d’Amazon dans tout forum public lorsqu’ils sont identifiés comme un employé”. Une forme de censure qui a entrainé la défiance de ces courageux travailleurs, dont certains ont déjà reçu des menaces de licenciement.

Le groupe Amazon Employees for Climate Justice (Employés d’Amazon pour la justice climatique) a ainsi publié sur la plateforme Medium les commentaires des employés à propos de l’inaction climatique de l’entreprise. Développeur, ingénieur, gestionnaire produit, analyste, support technique… toutes les professions se sont réunies pour dénoncer l’empreinte carbone d’Amazon, même lorsque celle-ci est indirecte : “Amazon devrait mettre fin à ses contrats avec les compagnies pétrolières et gazières. Notre IA et notre apprentissage automatique sont utilisés pour « trouver du pétrole », « produire du pétrole » et « optimiser la production »”, peut-on lire. “Microsoft prévoit d’être négatif en taux de carbone (d’ici 2030) plus tôt que nous voulons être neutre en carbone (d’ici 2040). Comment Amazon peut-il prétendre « voir grand » ?

Des critiques sont également formulées sur d’autres points, comme les conditions de travail dans les entrepôts : “La chaîne logistique d’Amazon ne doit pas être construite au détriment des travailleurs des entrepôts qui travaillent à un rythme qui cause des taux de blessures plus élevés que la moyenne de l’industrie. Ce n’est pas humain d’avoir des gens qui ont peur d’aller aux toilettes.” De même, la mise à disposition de ses capacités en intelligence artificielle pour des entreprises du secteur pétrolier est vivement critiquée.

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