― Rido / Shutterstock.com

C’est un triste constat que vient de dévoiler une étude du ministère de l’Éducation nationale. Selon les conclusions de l’enquête, le niveau d’un quart des élèves de CM2 en mathématiques est en baisse.

Les mathématiques, de moins en moins populaires

Le ministère de l’Éducation nationale vient de rendre publiques les conclusions de l’enquête Cèdre. Menée par la Depp (l’agence des statistiques du ministère de l’Éducation), les résultats sont inquiétants. Il s’avère que les performances des élèves de CM2 ont fortement chuté entre 2014 et 2019.

Au total, il y a 54,4 % des élèves qui ont des acquis « fragiles » voire insuffisants en mathématiques, contre 42,4 % en 2014. Par ailleurs « l’utilisation des retenues dans la soustraction n’est pas acquise » pour un quart des élèves, soit 25,8 %. Dernière statistique importante, seul un écolier sur cinq (soit 20,2 %) est capable de réutiliser les notions dans des situations de la vie courante où il est nécessaire de réfléchir de façon autonome.

― Syda Productions / Shutterstock.com

De fortes inégalités sont à noter

L’étude a été menée sur 200 écoles avec 6 000 élèves de CM2 classés en quatre catégories selon leur origine sociale. L’enquête précise que ce sont les élèves des milieux les moins favorisés qui sont majoritairement concernés par cette chute. Ces derniers sont victimes d’une baisse de leurs résultats en maths de 22 points, alors que les catégories sociales intermédiaires perdent 21 points entre 2014 et 2019.

L’enquête précise que « la baisse des performances entre 2014 et 2019 ne concerne pas les élèves appartenant aux écoles les plus favorisées » et « elle n’affecte pas les élèves des écoles du secteur privé ».

Peu d’élèves déclarent faire des mathématiques pour le plaisir (67,1 % en 2019 contre 75,8 % en 2014) et les inégalités entre les filles et garçons ne cessent d’augmenter. Ces derniers ont 9 points de plus que les écolières. Le ministère de l’Éducation nationale va-t-il apporter des changements en réformant le milieu ?

Réalisée tous les 5 ou 6 ans, la prochaine étude sera-t-elle meilleure ?

COMMENTEZ

connectez-vous pour commenter
avatar
  S’abonner  
Notifier de