
Le Ministère du Tourisme et des Antiquités égyptien a annoncé deux découvertes archéologiques majeures : une cité byzantine dans l’ouest du pays et des tombes vieilles de près de deux millénaires à l’ouest de la ville d’Alexandrie.
Une ville remontant au IVe siècle de notre ère
La première est intervenue lors de fouilles approfondies dans l’oasis de Dakhla, située dans le désert occidental de l’Égypte. Offrant un aperçu rare du développement urbain et économique durant l’époque byzantine (IVe siècle de notre ère), la cité mêlait artères sur un axe nord-sud et rues plus étroites sur un axe est-ouest, avec des intersections formant de vastes places et espaces publics.
Parmi les principales structures mises au jour figurent une petite basilique datant du milieu du IVe siècle, surplombant les rues principales, ainsi que les vestiges de deux tours de guet aux abords de la ville, entourée d’une enceinte fortifiée. Plusieurs des habitations fouillées possédaient des salles de réception et des toits voûtés. L’une d’entre elles appartenait à un diacre nommé Tisous, et aurait servi de lieu de culte avant la construction de la basilique.
Les témoignages de la vie quotidienne trouvés à Dakhla comprennent des fours à pain, d’anciennes cuisines et des outils destinés au broyage de céréales. L’équipe évoque également 200 éclats de calcaire (ou « ostracas »), utilisés comme supports durant l’Antiquité. Dans ce cas, ils servaient notamment à consigner des transactions commerciales.
Enfin, plusieurs pièces en bronze à l’effigie d’empereurs byzantins, des pièces en or datant du règne de l’empereur romain Constance II (337 à 361 de notre ère), ainsi que des inscriptions en latin et des symboles chrétiens complètent la découverte.
De nouvelles découvertes à Marina el-Alamein
À une centaine de kilomètres à l’ouest d’Alexandrie, ce sont 18 tombes vieilles d’environ 1800 ans qui ont été mises au jour, ce qui porte à 48 le nombre total de sépultures découvertes sur le site de Marina el-Alamein. Une dizaine ont été creusées à même la roche et mesurent jusqu’à huit mètres de profondeur. Les ossements retrouvés dans un sarcophage en granit de 2,5 mètres de long font actuellement l’objet d’un examen approfondi.
Le mobilier funéraire comprend également des amphores, des lampes, des assiettes, des autels, un bassin en calcaire ainsi que les fragments d’une statue de sphinx en plâtre. Des pièces d’or avaient également été placées dans la cavité buccale d’une partie des défunts.
Découvert en 1986, Marina el-Alamein correspondrait à l’ancienne cité portuaire gréco-romaine de Leukaspis, ayant connu son apogée entre le IIe et le IVe siècle de notre ère.
Précédemment, des archéologues avaient mis au jour un temple solaire vieux de 4 400 ans au sud-ouest du Caire.
Par Yann Contegat, le
Source: The Independent
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