Tachycardie, insomnies… 55 % des jeunes buvant des boissons énergisantes souffrent d’effets néfastes

Les boissons énergisantes mettent en péril la santé des 12-24 ans. Cette fois c’est avéré, puisqu’une étude canadienne a démontré que plus de la moitié des jeunes consommateurs de cette partie du globe souffraient de palpitations cardiaques, de nausées, voire de convulsions !

 

Les boissons énergisantes, un mal du XXIe siècle

Red Bull, Monster Energy, Burn… Autant de marques de boissons énergisantes dont raffolent les jeunes. Ce terme avant tout marketing promet monts et merveilles à ses consommateurs : les boissons énergisantes possèderaient en effet des propriétés stimulantes qui affecteraient le physique et l’intellect.

La plupart du temps, les boissons énergisantes sont des mélanges de composés organiques très excitants (tels que la caféine, les vitamines B, le glucuronolactone, la créatine…) et de sucre raffiné. Au sein d’une canette standard de 250 ml, on retrouve l’équivalent de 2 tasses d’expresso (50 ml) mais également de 2 canettes de soda (soit 330 ml). Un cocktail explosif qui séduit de plus en plus de consommateurs : selon des chiffres de 2013, les Français en consomment pas moins de 40 millions de litres par an. Et cela a sûrement dû augmenter…

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) surveille de près ces boissons « dites » énergisantes. Depuis 2009, elle évalue les risques et les effets indésirables liés à leur consommation et prodigue plusieurs conseils : il faut éviter de boire ce type de produit pendant un exercice physique et pendant la consommation d’alcool ; il faut par ailleurs surveiller la prise de boissons énergisantes par les femmes enceintes, les enfants, les adolescents, les personnes présentant des troubles cardio-vasculaires, psychiatriques ou neurologiques, et « d’une façon générale, pour l’ensemble des consommateurs, […] modérer la consommation de boissons caféinées ».

Au total, 200 cas français d’effets indésirables ont été recensés. Ils présentaient des douleurs thoraciques, de la tachycardie, de l’hypertension, des troubles du rythme cardiaque, des crises d’épilepsie, de panique, d’anxiété… Un rapport français aujourd’hui soutenu par une étude canadienne.

Une boisson énergisante et de l’alcool, un mélange à ne surtout pas faire !

 

Une étude sur 2055 jeunes Canadiens

Publiée dans la revue de l’Association médicale canadienne CMAJ Open et menée par des chercheurs de l’Université de Waterloo, l’étude a porté sur un panel de 2055 Canadiens âgés de 12 à 25 ans, interrogés en ligne après avoir été sciemment sélectionnés. Parmi eux, 1516 ont déclaré avoir déjà consommé une boisson énergisante. Et sans surprise, 55,4 % de ces consommateurs ont affirmé avoir déjà ressenti au moins un effet indésirable tel que des palpitations (pour 24,7 % d’entre eux), des difficultés à s’endormir (24,1 %), des maux de tête (18,3 %), des nausées, des vomissements ou des diarrhées (5,1 %), des douleurs à la poitrine (3,6 %)… Et 0,2 % d’entre eux ont même eu des convulsions !

Dans son étude, le professeur David Hammond s’inquiète de la commercialisation de ces boissons et déclare que « trop peu d’efforts sont faits pour limiter leur consommation chez les enfants et les jeunes ». Et de continuer : « La plupart des évaluations des risques à ce jour ont utilisé le café comme référence pour estimer les effets sur la santé des boissons énergisantes, mais il est clair que ces produits sont plus dangereux […] Dans tous les cas, les résultats montrent la nécessité d’accroître la surveillance de ces produits. ». Une étude qui met une fois de plus en cause ces substances souvent décriées. Aux Pays-Bas, les pédiatres souhaiteraient même les interdire aux moins de 18 ans !


Le basenji est le seul chien au monde qui n’aboie pas

— @DailyGeekShow