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On trouve parfois des objets très précieux dans les endroits les plus inattendus. C’est le cas de cet artefact de la Grande Pyramide de Gizeh qui a été retrouvé dans une boîte à cigares en Écosse. Les morceaux de boiserie vieux de 5 000 ans se trouvaient à l’université d’Aberdeen et ils ont été retrouvés par pur hasard.

Un artefact retrouvé près de 70 ans après sa disparition

Une relique de la Grande Pyramide de Gizeh que l’on pensait perdue depuis plus d’un siècle a été miraculeusement retrouvée, tout à fait par hasard. La découverte surprenante a été faite parmi l’une des collections du musée de l’université d’Aberdeen, en Écosse. L’objet était déjà présent dans les locaux de l’université depuis un bon moment, mais n’a été découvert qu’après que l’assistante de conservation Abeer Eladany est tombée sur un petit conteneur avec l’ancien drapeau égyptien dessus. L’objet se trouvait alors dans une section à laquelle il ne semblait pas appartenir, a rapporté The Guardian.

En effet, la scientifique égyptienne examinait des articles de la collection Asie de l’université lorsqu’elle est tombée sur une boîte à cigares marquée de l’ancien drapeau de son pays. En ouvrant la boîte à cigares, la scientifique a découvert plusieurs fragments de bois de cèdre. Les chercheurs pensent que ces morceaux de bois sont des fragments de l’un des trois seuls objets jamais récupérés de l’intérieur de la pyramide de Gizeh en Égypte. « Les collections de l’université sont vastes – comptant des centaines de milliers d’articles – donc les chercher, c’est comme trouver une aiguille dans une botte de foin », a déclaré Abeer Eladany dans un communiqué.

L’archéologue a expliqué que dès qu’elle a vu le contenu de la boîte, elle a tout de suite su de quoi il s’agissait. « Je ne pouvais pas y croire quand j’ai réalisé ce qu’il y avait à l’intérieur de cette boîte à cigares à l’aspect inoffensif… Je suis archéologue et j’ai travaillé sur des fouilles en Égypte, mais je n’avais jamais imaginé que ce serait ici, dans le nord-est de l’Écosse, que je trouverais quelque chose d’aussi important pour le patrimoine de mon propre pays », a-t-elle ajouté. Suite à la découverte, les fragments de bois ont été soumis à plusieurs analyses. Les restrictions liées à la pandémie ont retardé les résultats de la datation carbone des fragments, mais ils ont finalement authentifié l’artefact. Mieux encore, l’artefact est encore plus vieux que ce que l’on pensait, puisqu’il date de la période entre 3341-3094 av. J.-C.

Une découverte qui va ranimer l’intérêt pour les reliques de Dixon

Il faut savoir que le fragment de bois brisé fait partie d’un trio d’objets découverts par l’ingénieur Waynman Dixon à l’intérieur de la chambre de la Reine de la Grande Pyramide de Gizeh en 1872. Connus sous le nom de « reliques de Dixon », deux des artefacts – une boule et un crochet – sont actuellement conservés au British Museum. Les scientifiques ont pensé pendant longtemps que ces objets ont probablement été utilisés dans la construction de la Grande Pyramide. Les résultats de la datation carbone ont confirmé que ces objets datent effectivement de bien avant la construction de la pyramide.

Quant à savoir comment cette relique a pu atterrir en Écosse, on pense que le fragment a été légué à l’université par l’ami de Dixon, James Grant, un diplômé de l’université d’Aberdeen qui assistait l’ingénieur dans ses recherches. Après la donation, il est probable que la collection donnée n’ait jamais été classée et, malgré une recherche approfondie, n’ait pas pu être localisée. Un document découvert en 2001 semble confirmer cette théorie. Une autre théorie suggère qu’il est également possible que ce soit la fille de James Grant qui ait légué l’artefact à l’université. Quoi qu’il en soit, la redécouverte de cet artefact est une excellente nouvelle. Les scientifiques pensent qu’elle pourrait raviver l’intérêt pour les reliques de Dixon, a rapporté CNN.

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