Image d’illustration — Radodo / Shutterstock.com

Pour apporter un coup de pouce à l’enseignement à Madagascar, une ONG américaine a eu l’idée de créer une école imprimée dans le pays. Si le projet n’a finalement pas obtenu le titre de première école imprimée en 3D au monde, l’initiative reste remarquable et devrait être d’une grande aide pour les jeunes étudiants locaux.

Une initiative innovante axée sur l’éducation

Si les technologies d’impression en 3D sont déjà très répandues pour la création de petits objets, cela peut également être utilisé dans des projets plus importants, comme la construction de maisons et d’autres types de bâtiments. Même si ce n’est pas encore très courant, l’usage de l’impression 3D dans le domaine de la construction présente de nombreux avantages, notamment en termes de prix, de gain de temps et de durabilité. Ce sont ces avantages qui ont poussé l’ONG Thinking Huts à construire une école imprimée en 3D à Madagascar.

Fondée par Maggie Grout (22 ans) en 2015, Thinking Huts est une organisation axée sur l’éducation et qui veut tirer parti des avantages des nouvelles technologies pour œuvrer en ce sens. Étant donné la situation dramatique de l’éducation à Madagascar – avec moins de 30 % des enfants malgaches ayant accès à une scolarisation en enseignement secondaire – l’ONG a choisi le pays pour implanter ce qui devait être la toute première école imprimée au monde. Cependant, une école bâtie au Malawi a remporté ce titre.

Malgré cette déconvenue, le projet a finalement abouti, et l’organisation a achevé la construction de son école imprimée en 3D. Rappelons que pour la réalisation de ce projet, Thinking Huts a travaillé en tandem avec le cabinet d’architecture Studio Mortazavi et l’expert en technologie d’impression 3D Hyperion Robotics. Le plan initial pour la construction était composé d’un bâtiment de 157 mètres carrés pouvant accueillir 30 étudiants. Le bâtiment devait être équipé de panneaux solaires et d’un système de collecte d’eau de pluie.

Un projet épatant

Au final, plusieurs modifications ont été apportées au bâtiment ; les panneaux solaires et le système de collecte d’eau n’ayant notamment pas été installés. Mais dans la base, il s’agit bel et bien d’une construction dont les murs ont été imprimés en 3D. Il est utile de préciser que l’école dans son entièreté n’a pas été construite avec la technologie 3D. En effet, la partie supérieure du bâtiment ainsi que les ouvertures ont été construites avec des matériaux d’origine locale, essentiellement du bois. Les travaux concernant ces parties de l’école ont été réalisés par des ouvriers locaux.

En ce qui concerne la partie effectivement imprimée en 3D, la grande salle de 65 mètres carrés a été construite avec une imprimante 3D extrudant un mélange semblable à du ciment au cours d’un processus qui a duré 18 heures. Nommée Bougainvillea ou Hut v1.0, l’école a été construite à Fianarantsoa, une ville du centre-ouest de Madagascar. S’il s’agit là de la deuxième école imprimée en 3D dans le monde, Thinking Huts souhaite en fabriquer d’autres. « Nous sommes impatients de grandir pour répondre au besoin de créer des écoles tout en rassemblant les gens et en inspirant la prochaine génération à faire une différence. Ce n’est que le commencement », a ainsi déclaré Maggie Grout, selon un rapport de 3D Natives.

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