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Le rythme cardiaque d’une personne est révélateur des émotions qu’elle ressent. Ainsi, selon les études de la société française MDoloris, le rythme cardiaque peut être le résultat du niveau de douleur sur lequel se base l’anesthésiste-réanimateur.

LE FONCTIONNEMENT DE MDOLORIS

MDoloris est une start-up lilloise, fondée en 2010 par Fabien Pagniez, titulaire d’un master en ingénierie de la santé et diplômé de HEC. Composée de 38 salariés, la société MDoloris s’est principalement basée sur les recherches effectuées par le professeur Régis Logier, datant de 1987.

Elle a créé un mécanisme doté d’une intelligence artificielle pour estimer le niveau de douleur ressenti par le patient, par le biais de son rythme cardiaque qui s’élève au fur et à mesure que la douleur augmente. Cela afin de savoir avec exactitude la dose d’antalgique qu’on doit administrer au malade pour qu’il éprouve plus de sédation. MDoloris se soucie aussi du surdosage d’antalgique et des effets secondaires tels que les vomissements, l’hypersensibilité à la douleur postopératoire. Quant au sous-dosage, une inflammation est envisageable.

Ainsi, MDoloris se base sur un indice de confort situé entre 0 et 100, calculé à partir d’un électrocardiogramme (ECG). Plus il est bas, plus le patient ressent de l’inconfort. Plus il est élevé, plus le malade se sent bien. Ainsi, MDoloris possède trois mécanismes. Le premier : l’ANI (Analgesia Nociception Index) estime le niveau de douleur chez les patients de plus de 2 ans. Le deuxième : NIPE (Newborn Infant Parasympathetic Evaluation) est destiné aux nouveau-nés pendant leurs 1 000 premiers jours. Quant au dernier, il est spécifique aux animaux.

Généralités et historique

Les patients les plus touchés par cette situation délicate sont les anesthésiés, les nourrissons, les autistes ainsi que ceux qui sont en fin de vie. En gros, les patients qui ne peuvent pas communiquer sont les cibles. De ce fait, pour une anesthésie générale, les médecins utilisent trois sortes de produits. Les hypnotiques endorment et leur suivi peut se faire grâce à l’électroencéphalographie (EEG), qui mesure l’activité cérébrale. Les curares paralysent le malade et arrêtent la transmission de l’influx nerveux. Quant aux antalgiques, ils arrêtent la douleur.

Ainsi, avant le mécanisme MDoloris, la dose d’antalgique donnée au malade se référait exclusivement à plusieurs variables, selon le professeur Olivier Brissaud dans Sciences et Avenir. En effet, elle variait selon l’accélération de la fréquence cardiaque du patient, l’augmentation de sa pression artérielle ou encore le plafonnement de son taux d’oxygène. L’invention de MDoloris a donc considérablement réduit la peur des médecins anesthésistes. Ayant gagné à divers concours d’innovation régionaux et nationaux, MDoloris envisage la réalisation d’autres projets.

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