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D’après une enquête menée en avril dernier par l’Institut français d’opinion publique (Ifop) pour le site Meteojob, plus de deux salariés sur cinq auraient déjà vécu l’expérience d’une discrimination lors de l’embauche. Les deux organismes indiquent également que 21 % des personnes ayant participé à l’enquête ont affirmé avoir fait l’objet de discrimination dans le cadre de la recherche d’un emploi.

Une enquête menée sur 4 000 personnes

L’enquête a été menée sur 4 026 salariés de dix-huit ans et plus. « Personnellement, avez-vous le sentiment d’avoir déjà été l’objet de discrimination dans le cadre de la recherche d’un emploi ? » : 21 % des sondés ont répondu oui à cette question posée par l’Institut français d’opinion publique, dont 13 % plusieurs fois et 8 % une seule fois.

Les femmes sont plus touchées que les hommes. En effet, 23 % des femmes sont touchées, contre 19 % des hommes. En outre, plusieurs groupes de personnes se disent plus concernés, notamment les salariés en situation de handicap (38 %), les salariés croyants ou religieux (33 %), les salariés qui ont le sentiment d’avoir un accent marqué (30 %) et les moins de trente ans (25 %).

En outre, les revenus entreraient également en ligne de compte. 16 % des personnes gagnant plus de 2 465 euros nets par mois sont victimes de discrimination, contre 37 % pour celles qui gagnent moins de 894 euros par mois.

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Des demandes déplacées

Une personne sur cinq affirme avoir été victime de propos déplacés concernant leur genre. Outre cela, 19 % des salariés ont indiqué qu’ils avaient subi au moins une demande déplacée lors d’un entretien d’embauche. 13 % des personnes interrogées ont reçu une remarque sur leur accent régional et se sont vu incités à le gommer.

9 % ont indiqué qu’un employeur leur a fait comprendre qu’ils pourraient avoir le poste s’ils changent la manière dont ils se présentent (coiffure, maquillage et autres). 7 % affirment qu’un employeur leur a proposé un poste à condition de porter des tenues plus sobres et autant à condition de perdre ou prendre du poids. 5 % évoquent également la condition de porter des vêtements plus sexy et de cesser leurs engagements politiques. Enfin, 4 % ont indiqué qu’on leur a demandé d’adopter un prénom ou un nom d’usage pour le travail.

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