Image d’illustration — Framalicious / Shutterstock.com

Dans le cadre de fouilles réalisées sur le site archéologique de Cajamarquilla, situé à environ 25 kilomètres de Lima, des chercheurs de l’université nationale de San Marcos ont mis au jour une dépouille possiblement millénaire.

« Elle jette une lumière nouvelle sur les interactions et relations à l’époque préhispanique »

Découverte en position recroquevillée, la momie était ligotée et ses mains plaquées sur son visage, ce qui constituait vraisemblablement une coutume funéraire dans le sud du Pérou. La dépouille étonnamment bien conservée aurait entre 800 et 1 200 ans, sous-entendant qu’elle remonte à l’époque préhispanique et précède très probablement la civilisation inca, ayant bâti l’emblématique citadelle du Machu Picchu au 15e siècle.

« Elle jette une lumière nouvelle sur les interactions et relations à l’époque préhispanique », estime Pieter Van Dalen Luna, qui a supervisé les fouilles. « Il s’agissait vraisemblablement d’un homme jeune, âgé de 25 à 30 ans, ayant quitté les Andes pour s’établir à Cajamarquilla, qui constituait un important carrefour commercial à l’époque précolombienne. »

Des restes de mollusques marins et des os de lamas, qui constituaient des offrandes courantes pour honorer la mémoire des défunts, ont également été trouvés à proximité de la sépulture. « Leurs proches et descendants continuaient de s’y recueillir pendant des années et y plaçaient souvent de la nourriture », détaille Van Dalen Luna.

Un individu influent

Selon les archéologues, la position du défunt, les offrandes et le lieu choisi pour l’inhumation suggèrent qu’il ne s’agissait pas d’un citoyen ordinaire. « Le fait que la momie ait été enterrée sous la place centrale de Cajamarquilla indique clairement qu’il s’agissait d’une personne occupant une place importante au sein de la société de l’époque », estiment les chercheurs. « Possiblement un marchand influent. »

Pour l’équipe, la prochaine étape consistera à mener des analyses complémentaires, incluant la datation au radiocarbone de la dépouille, afin d’estimer plus précisément son âge et d’en apprendre davantage sur l’identité du défunt.

Des fouilles réalisées il y a quelques mois dans le nord-ouest du Pérou avaient de leur côté conduit à la découverte d’une trentaine de squelettes d’enfants sacrifiés il y a près de 1 000 ans, offrant un aperçu sans précédent des rituels de la civilisation wari.

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