Les premiers crash-tests, pour déterminer comment le corps humain réagissait lors d’un accident, étaient faits sur des humains ! Les premiers sujets des essais étaient des cadavres. Et aujourd’hui, en France, ce modèle existe toujours. Des chercheurs se sont également portés volontaires pour servir de sujets d’étude !

La toute première victime d’un accident de la route est probablement Mary Ward. Le 31 août 1869, elle fut éjectée de son automobile à vapeur à Birr, en Irlande. Plus tard, les études sur le comportement des corps humains lors de collisions se sont imposées. C’est à l’Université de Wayne State, à Détroit, que l’on doit les premiers crash-tests. Les premiers sujets de ces essais étaient les cadavres de personnes ayant offert leur corps à la science.

Ils ont notamment été lâchés du haut de cages d’ascenseurs pour atterrir sur des plaques en acier. Ou encore, installés dans des automobiles soumises à des collisions frontales. Cependant, l’utilisation de cadavres était problématique, en plus des questions morales et éthiques soulevées. En effet, la majorité des corps donnés étaient ceux d’hommes blancs âgés. Les tests n’étaient donc pas basés sur un échantillon représentatif.

De plus, les corps n’étaient utilisables qu’une seule fois, rendant difficiles les comparaisons. Ce modèle existe encore en France, pour produire des modèles numériques fiables et reproductibles à l’infini. Pour établir un modèle mathématique auquel pourraient être comparées de futures expériences, des chercheurs se sont portés volontaires.

C’est le cas du colonel John Paul Stapp. Il a notamment été précipité à plus de 1 000 km/h pour s’arrêter en 1,4 seconde. Entre 1960 et 1975, le professeur Lawrence Patrick effectua environ 400 essais de décélération rapide sur le corps humain. Malheureusement, là aussi, ces tests avaient des limites : il ne fallait pas blesser excessivement les chercheurs !

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