― VGstockstudio / Shutterstock.com

Depuis le début de la pandémie de Covid-19, l’on a recensé plusieurs cas d’animaux infectés à travers le monde. Le mercredi 31 mars 2021, la Russie a homologué le premier vaccin anti-Covid à destination des animaux. Le gouvernement espère que l’administration de doses chez les animaux permettra de ralentir la propagation du virus mortel.

Les essais cliniques ont été concluants

Baptisé Carnivac-Cov, ce vaccin anti-Covid pour animaux sera produit en masse à partir du mois d’avril 2021. Il a été développé par une filiale de Rosselkhoznadzor, une agence vétérinaire et phytosanitaire en contact avec des entreprises d’élevage d’animaux à fourrure de plusieurs pays européens intéressés par son achat. Cette dernière assure que le produit est 100 % efficace.

« Les essais cliniques de Carnivac-Cov, débutés en octobre de l’année dernière (…) permettent de conclure à l’innocuité du vaccin et à sa grande efficacité puisque 100 % des animaux testés ont développé des anticorps », a indiqué Konstantin Savenkov, directeur adjoint de Rosselkhoznadzor. Les essais cliniques en question ont été effectués sur des chats, des chiens, des renards roux et polaires et des visons.

— AnnaStills/ Shutterstock.com

Le vaccin est « particulièrement important »

Rosselkhoznadzor affirme que le développement de ce vaccin était particulièrement important, étant donné que les animaux ne sont pas épargnés par le Covid-19. « Cela a du sens de développer des vaccins à destination des animaux de compagnie et animaux domestiques, juste en tant que précaution, afin de réduire la part de risque », a expliqué Cock van Oosterhout, professeur de génétique évolutive à l’université d’East Anglia.

L’agence soviétique indique que l’on a enregistré deux cas d’infection sur des chats à Moscou et Tioumen (Sibérie). Si ces deux cas se sont vite rétablis, cela n’a pas été le cas pour les visons. Le Danemark avait notamment pris la décision d’éliminer l’ensemble de son cheptel de visons, car ces quinze millions de bêtes étaient susceptibles de porter et transmettre une mutation du coronavirus potentiellement dangereuse pour l’être humain en novembre dernier.

De leur côté, plusieurs experts du département américain de l’Agriculture sont contre la vaccination des chats et des chiens, mais pour la vaccination des gorilles et primates qui seraient menacés d’extinction s’ils ne recevaient pas de doses. La Russie ne partage visiblement pas cet avis. Par ailleurs, les responsables militaires de la région de Saint-Pétersbourg exigent la vaccination des animaux qui participeront à la parade militaire des commémorations de la Seconde Guerre mondiale ou qui seront déployés dans l’aéroport de la ville.

COMMENTEZ

connectez-vous pour commenter
avatar
  S’abonner  
Notifier de