— David OBrien / Shutterstock.com

Alors que l’humanité n’en a pas encore fini avec la pandémie de Covid-19, un nouveau coronavirus a déjà fait son apparition en Suède et il se propage de manière assez inquiétante chez les rongeurs. La question est maintenant de savoir si ce nouveau coronavirus représente un danger pour les humains.

Les rongeurs, de dangereux réservoirs de virus

Si la pandémie de Covid-19 s’est faite un peu plus discrète ces derniers temps, la vigilance reste de rigueur, non seulement pour le SARS-CoV-2, mais aussi pour les autres virus potentiellement dangereux pour l’humanité. Et les scientifiques de l’université d’Uppsala ont justement trouvé un nouveau coronavirus chez des rongeurs en Suède. Il faut savoir qu’il existe de nombreux types de coronavirus qui circulent chez les animaux, notamment chez les chauves-souris, les pangolins et, comme dans ce cas-ci, chez de nombreuses espèces de rongeurs.

Dans la majorité des cas, ces coronavirus ne sont pas transmis aux êtres humains. Quoi qu’il en soit, les risques de débordement ne sont pas à prendre à la légère. De plus, la plupart des coronavirus saisonniers qui infectent l’Homme – comme HCoV-OC43 et HCoV-HKU1 – semblent s’être propagés aux humains à partir de rongeurs comme les rats, les souris et les campagnols. Autrement dit, les rongeurs peuvent être des réservoirs particulièrement dangereux de coronavirus.

Un virus qui a fait surface bien avant le Covid-19

Nommé virus Grimsö – en référence à Grimsö, l’endroit à l’ouest de Stockholm où ont été trouvés les animaux infectés – ce nouveau coronavirus a été détecté chez des campagnols roussâtres, des rongeurs très communs en Europe. Autrement dit, ce sont des animaux qui croisent souvent la route des humains. Pour cette raison, les virus qu’ils hébergent peuvent potentiellement être dangereux pour les humains. De plus, les chercheurs ont constaté que le virus Grimsö a une nature très divergente qui lui permet de s’adapter facilement à de nouveaux hôtes et habitats.  

Quoi qu’il en soit, rien n’indique pour l’instant qu’il peut être transmis aux humains. « Nous ne savons toujours pas quelles menaces potentielles le virus Grimsö peut représenter pour la santé publique. Cependant, sur la base de nos observations et des précédents coronavirus identifiés parmi les campagnols roussâtres, il y a de bonnes raisons de continuer à surveiller le coronavirus parmi les rongeurs sauvages », a déclaré le professeur Ake Lundkvist, auteur principal de l’étude, dans un communiqué.

Notons que même si le virus Grimsö est désigné comme étant un nouveau coronavirus, les premiers dépistages menés par les chercheurs suédois datent de 2015 et 2017. En revanche, l’étude décrivant le virus n’a été publiée que très récemment dans la revue Viruses. Dans le cadre de cette étude, les chercheurs ont ainsi examiné 450 campagnols roussâtres afin de cartographier les virus zoonotiques dans le but d’améliorer la compréhension de l’interaction entre les virus et les animaux hôtes. Au cours de leur étude, les chercheurs ont constaté que 3,4 % de l’échantillon était porteur du virus Grimsö, ce qui signifie que ce virus est largement répandu chez ces rongeurs.

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