Le coronavirus prend un telle ampleur en Chine que le pays a pris la décision d’interdire complètement et immédiatement la vente et la consommation d’animaux sauvages. En effet, cette pratique serait à l’origine de la propagation de l’épidémie. Des origines qui demeurent tout de même encore bien floues. 

Interdiction complète et immédiate du commerce et de la consommation d’animaux sauvages en Chine

Le lundi 24 février dernier, le comité permanent du Parlement chinois s’est réuni et a pris la décision d’interdire “complètement le commerce d’animaux sauvages et d’abolir la mauvaise habitude de surconsommer des animaux sauvages et protéger efficacement la santé et la vie de la population”. Cette pratique serait effectivement une des causes de la propagation du coronavirus.

À la fin du mois de janvier, afin d’enrayer cette épidémie dévastatrice qui serait partie d’un marché de Wuhan où étaient vendus des animaux sauvages pour être consommés, le gouvernement chinois avait déjà pris la décision d’adopter une directive interdisant temporairement le commerce d’animaux sauvages “jusqu’à la fin de la situation épidémique nationale« .

Cette épidémie a également mis en avant “l’important problème de la consommation excessive d’animaux sauvages et les grands dangers cachés pour la santé et la sécurité publiques”. Cette décision est immédiatement appliquée en attendant qu’une loi soit définitivement votée. En 2002 et 2003, le commerce d’animaux sauvages avait déjà été interdit à l’occasion de la crise du syndrome respiratoire aigu sévère (Sras), un coronavirus dont la propagation avait également été mise en lien avec la consommation d’animaux sauvages. Cette consommation avait pourtant repris peu de temps après. 

Pangolin — Eugene Troskie / Shutterstock.com

Une pratique très controversée en Chine

En Chine, le commerce et la consommation d’animaux sauvages sont très controversés et critiqués par des organisations militant pour la protection des animaux. Celles-ci accusent notamment la Chine de tolérer un commerce caché d’animaux exotiques, surtout utilisés pour la cuisine et la médecine traditionnelle chinoise. Si cette consommation est habituelle dans certaines régions du pays, cela n’est pas toléré à Pékin.

Le 3 février dernier, National Geographic avait d’ailleurs rapporté que, pour de multiples Chinois, manger des animaux sauvages est une pratique atroce. Plusieurs médias avaient également appelé à l’interdire. Autre preuve de cette prise de conscience : en septembre 2019, un groupe d’écologistes est parvenu à convaincre les autorités de libérer une ferme de 10 000 oiseaux illégalement capturés, dont certains étaient en voie d’extinction. 

Les sources du coronavirus pas encore identifiées 

Jusqu’à présent, les sources exactes de l’épidémie du coronavirus n’ont pas encore été identifiées. Les scientifiques ont déjà soupçonné un mammifère, puis tour à tour les chauves-souris, les pangolins et autres animaux. Concernant le Sras, les scientifiques considéraient que la chauve-souris est comme une “animal réservoir et la civette comme hôte intermédiaire ayant permis au virus de s’adapter à l’Homme”. Parmi les animaux sauvages vendus sur le marché de Wuhan se trouvaient également des rats, des serpents, des salamandres géantes et des louveteaux vivants. 

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Ce qui m’interpelle est la position géographique (exactement au centre de la Chine) du point 0,départ de l’épidémie.Cela aurait pu être à l’Est ou à l’Ouest,ou encore au Nord ou au Sud ,mais non,bien au centre,comme si en France une épidémie commençait par Châteauroux.