A l’approche du Nouvel An chinois, les autorités du pays s’inquiètent fortement face à l’arrivée d’une nouvelle forme étrange de maladie, très similaire à la pneumonie. Jusqu’à présent, près de 60 personnes l’auraient contractée.

UNE NOUVELLE FORME ÉTRANGE DE PNEUMONIE ?

Alors que le Nouvel An chinois aura lieu le 25 janvier prochain, de nombreuses inquiétudes montent parmi les autorités. En effet, les services de santé redoutent la montée en puissance d’une mystérieuse maladie, très similaire à la pneumonie.

Jusqu’à présent, les quelques cas recensés touchent Wuhan, capitale de la province de Hubei, située dans le centre de la Chine. Le communiqué d’un responsable local, publié le dimanche 5 janvier, rapporte d’ailleurs que près de 60 personnes auraient déjà contracté la maladie, et ce, uniquement depuis la fin du mois de décembre 2019. Ces personnes ont été placées en quarantaine et « aucun patient n’est mort pour l’instant », ajoute la Commission municipale de l’hygiène et de la santé de Wuhan. Néanmoins, sept d’entre eux demeurent dans un état critique.

Initialement, les responsables chinois songeaient à une recrudescence du SRAS, un syndrome respiratoire aigu, qui avait causé la mort de centaines de patients en 2002 et 2003, comme le rapporte le média CNN. Ce dimanche, les autorités ont finalement exclu cette éventualité et ont évoqué le fait que ce virus puisse être une nouvelle forme de pneumonie. « En ce qui concerne l’agent pathogène (…) incriminé, nous avons exclu plusieurs hypothèses, notamment le fait qu’il s’agisse d’une grippe, d’une grippe aviaire, d’un adénovirus, du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) ou du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) », a expliqué la Commission.

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DES INQUIÉTUDES FACE À UN RISQUE DE PROPAGATION

Selon les autorités sanitaires de la région, il n’y a pas encore de preuve de transmission entre humains et les spécialistes continuent de faire des recherches afin de déterminer d’où provient cette étrange maladie.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) se montre quant à elle très attentive concernant l’évolution de la situation. C’est la raison pour laquelle plus de 160 personnes proches des patients ont également été placées sous surveillance médicale. Parmi les symptômes, on peut notamment recenser des difficultés à respirer, des courbatures et de la fièvre.

Les autorités s’inquiètent également d’une éventuelle propagation au-delà de la région, alors que le Nouvel An sera la source de millions de déplacements à travers le pays. De plus, beaucoup sont ceux qui se méfient à travers la région et certains ont déjà pris de nombreuses précautions. A Hong Kong, Carrie Lam, la cheffe de l’exécutif, a d’ailleurs annoncé que des mesures de sécurité seront renforcées aux frontières. En Corée du Sud, un groupe de travail de quarantaine a également été mis en place.

Enfin, trouver l’origine de cette maladie et déterminer comment elle se propage chez les patients touchés aiderait grandement les autorités à déterminer si elles doivent se préparer à une éventuelle nouvelle pandémie.

UNE TRANSMISSION PAR LES ANIMAUX ?

Jusqu’à présent, aucune transmission de l’homme à l’homme n’a été observée, rapporte également la Commission. Raison pour laquelle les études se poursuivent activement. Parmi les patients déjà touchés, plusieurs avaient pour point commun de travailler dans un marché aux poissons. Ce dernier a donc été fermé le 1er janvier 2020 pour désinfection.

« Si elle ne se transmet que des animaux aux humains, maintenant que le marché a été fermé et désinfecté, les risques que des personnes soient infectées seront faibles. Le plus souvent, les virus respiratoires peuvent être transmis entre humains. Ce n’est qu’une question de contagiosité », a rapporté le virologue Leo Poon de l’université de Hong Kong à CNN.

Quant à la Corée du Sud, les autorités sanitaires exigent que les voyageurs qui se rendent au Wuhan ne touchent pas les animaux sauvages et les volailles et ne visitent pas les marchés locaux.

« Le lien signalé avec un marché de gros poissons et d’animaux vivants pourrait dénoter un lien avec l’exposition à des animaux. Les symptômes signalés chez les patients sont communs à plusieurs maladies respiratoires et la pneumonie est fréquente en période hivernale », a également expliqué l’OMS. Elle précise qu’il faut tout de même rester très prudent, sans pour autant imposer une restriction des commerces et des voyages vers la Chine.

— image d’illustration – Parote Patrungsee / Shutterstock.com

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