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De récents relevés ont révélé un blanchissement généralisé sur l’ensemble des frontières de la Grande Barrière de corail. C’est la troisième fois en cinq ans seulement qu’un tel phénomène se produit.

Le troisième blanchissement massif en l’espace de cinq ans seulement

Récif corallien de 345 4000 kilomètres carrés inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, la Grande Barrière de corail a été dévastée par cinq blanchissements depuis 1998. Les plus meurtriers restant les plus récents, survenus au cours des étés 2016 et 2017. Il y a deux ans, une étude publiée dans la revue Nature avait estimé que 91 % de ses récifs avaient connu un tel phénomène au cours des deux dernières décennies.

Conséquence du changement climatique et de la hausse des températures océaniques, le blanchissement des coraux se produit lorsque l’eau, trop chaude, pousse les coraux à expulser les algues qui vivent dans leurs tissus, ce qui se traduit par leur blanchissement. Alors qu’un blanchissement sévère entraîne une forte mortalité pour les coraux, lorsqu’il est léger à modéré ceux-ci ont davantage de chances de se rétablir.

Récemment, le gouvernement australien et les gestionnaires du parc marin de la Grande Barrière de corail ont réalisé différentes analyses et relevés aériens, qui ont révélé qu’environ 80 % des récifs la composant avaient été touchés, à différents degrés, par ce nouveau blanchissement, avec un pic de chaleur observé en février dernier.

« L’industrie du charbon est le principal moteur du changement climatique en Australie »

« Le changement climatique reste le plus grand défi pour les récifs », ont notamment déclaré les responsables du parc, précisant que réduire les émissions de gaz à effet de serre à l’échelle mondiale s’avérait « essentiel » pour les sauver. « Le changement climatique entraîne un blanchissement catastrophique des coraux, et l’industrie du charbon est le principal moteur du changement climatique en Australie », a de son côté estimé Kate Smolski, de Greenpeace Australie.

David Wachenfeld, responsable scientifique de l’Autorité du parc marin de la Grande Barrière de corail, a estimé que les températures des océans au cours du mois d’avril seraient déterminantes pour le rétablissement des récifs, mais que les prévisions réalisées indiquaient « des niveaux continus de stress thermique pour les prochaines semaines ».

L’année passée, le réchauffement global des océans avait poussé l’Autorité du parc marin de la Grande Barrière de corail à reconsidérer la situation des coraux australiens, la faisant passer de « mauvaise » à « très mauvaise ».

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