Aller au contenu principal

Comment une île des Canaries peut-elle rester secrète ?

Quand on pense aux Canaries, on imagine immédiatement des plages bondées et de grands complexes hôteliers. Pourtant, à l’extrémité de l’archipel, une petite terre volcanique échappe totalement à cette effervescence. El Hierro cache un secret surprenant qui bouscule toutes nos idées reçues sur le tourisme espagnol.

Paysage volcanique côtier d’El Hierro avec vignobles, falaises et océan Atlantique.
Entre falaises abruptes, terres volcaniques et vignobles en terrasses, El Hierro illustre un tourisme discret, loin des grands complexes hôteliers. – DailyGeekShow.com / Image Illustration

Le secret d’un isolement préservé

Alors que Tenerife accueille des millions de visiteurs, El Hierro reste très discrète. Cette faible fréquentation découle directement de son isolement géographique volontaire. L’île ne possède aucun vol direct depuis l’étranger et refuse les grands complexes hôteliers pour protéger sa tranquillité.

Surnommée l’île aux mille volcans, sa géographie spectaculaire freine aussi le tourisme de masse traditionnel. Ses de nombreux cratères et ses falaises abruptes empêchent la construction de stations balnéaires classiques. Selon la chaîne américaine CNN, ce relief préservé favorise une biodiversité unique et de multiples microclimats.

Cet isolement a également permis de sauver des trésors agricoles disparus ailleurs en Europe. Les vignerons cultivent encore le Baboso Negro, un cépage rare préservé d’une épidémie au dix-neuvième siècle. Jadis, ce vin local était même devenu plus abondant et moins cher que l’eau pure.

Une ambition moderne et durable

Loin de rester figée dans le passé, l’île se tourne vers un avenir écologique. Son système unique Gorona del Viento combine l’énergie éolienne et hydraulique dans des cratères. En 2019, ce dispositif a alimenté toute la population en électricité verte durant vingt-quatre jours consécutifs.

Les habitants protègent aussi le Silbo Herreño, un mystérieux langage sifflé transmis par leurs ancêtres. Cette coutume préservée fait écho à leur philosophie de vie, centrée sur la simplicité. Une résidente rappelle avec poésie que ce havre de paix offre enfin le temps nécessaire pour se découvrir soi-même.

Par Eric Rafidiarimanana, le

Étiquettes: ,

Catégories:

Partager cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *