En plus de sauver des vies, la lutte contre le changement climatique va créer 65 millions d’emplois

Au cours des quinze prochaines années, 90 milliards de dollars vont être investis afin de lutter efficacement contre le réchauffement climatique. Ces efforts coordonnés à l’échelle internationale devraient permettre de créer quelques 65 millions d’emplois, et, plus important encore, rallonger l’espérance de vie de près 700 000 personnes à travers le monde.

Des bénéfices écologiques et économiques importants

L’essentiel de cette somme sera investi dans de nouvelles infrastructures respectant les normes environnementales et la rénovation de bâtiments existants. Et si tout se passe bien, cela devrait permettre également de booster l’économie mondiale, avec des retombées estimées à 26 milliards de dollars d’ici 2030. À l’heure où le réchauffement climatique s’accélère, ces nouvelles mesures écologiques d’envergure arrivent à point nommé.

Selon le rapport rendu par la Commission mondiale sur l’économie et le climat, cet ambitieux projet international devrait permettre de créer plus de 65 millions d’emplois à travers et également d’éviter chaque année 700 000 décès prématurés. Enfin, la réforme des subventions allouées aux producteurs d’énergies fossiles et la fixation d’une taxe carbone internationale devraient permettre de générer près de 3 milliards de dollars de recettes publiques par an d’ici 2030.

Un plan d’envergure internationale

Ces derniers temps, le coût des énergies renouvelables a largement baissé à travers le monde, et le rapport souligne qu’il est absolument indispensable d’accélérer le mouvement afin de faire face au changement climatique, comme l’explique Helen Mountford, qui en est l’auteure principale : « Nous commençons à observer des changements réels, ce qui nous prouve que nous sommes définitivement sur la bonne voie. Mais il est indispensable d’accélérer les choses afin de lutter efficacement contre le réchauffement climatique ».

Outre l’instauration de diverses taxes venant « sanctionner » les industries les plus polluantes d’ici 2020, les villes impliquées devront également développer leurs services de transports en commun et privilégier les énergies renouvelables, et les entreprises du secteur agro-alimentaire mettre un terme à la déforestation. De plus, 50 milliards de dollars devront être investis dans des technologies novatrices respectant l’environnement en dehors du secteur de l’énergie.

Comme le précise Helen Mountford : « Nous devons travailler main dans la main avec les collectivités locales, les sociétés du secteur de l’énergie et leurs employés afin que cette transition se passe pour le mieux. »


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