— Blanka Berankova / Shutterstock.com

Cette année a été avare en bonnes nouvelles, mais elles existent tout de même. Parmi elles, nous pouvons citer la réapparition des chiens chanteurs de Nouvelle-Guinée – une race extrêmement rare – dans la nature. Observés en Papouasie, l’on croyait cette espèce éteinte depuis une cinquantaine d’années.

Une découverte qui a été difficile à confirmer

La communauté scientifique pensait que le chien chanteur de Nouvelle-Guinée était une espèce éteinte à l’état sauvage depuis les années 1970. De nouvelles recherches génétiques ont cependant suggéré que leur hurlement distinctif résonne toujours dans les hautes terres des îles océaniques. À noter que ces chiens sauvages sont connus pour leur chant, ou plus précisément pour le son harmonique qu’ils produisent, un cri qui a été comparé à celui d’une baleine. La redécouverte de l’espèce a été réalisée durant deux expéditions – en 2016 et 2018 – en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Il est tout à fait possible que ces chiens aient été présents en Papouasie bien avant ces expéditions. Selon les explications de James McIntyre, président de la New Guinea Highland Wild Dog Foundation et coauteur de l’étude, au New York Times, le chien a été observé par la population locale pendant un certain temps déjà. « Les habitants les appelaient les chiens sauvages des Highlands », a-t-il déclaré. Quoi qu’il en soit, les chercheurs n’étaient pas sûrs que ces chiens étaient des dingos de Nouvelle-Guinée. C’est à cet effet que les scientifiques ont réalisé les deux expéditions pour photographier ces chiens ainsi que pour récolter des échantillons afin de procéder à des analyses génétiques.

Jusqu’à la récente confirmation de la réapparition de ce dingo de Nouvelle-Guinée à l’état sauvage, les chercheurs pensaient que les seuls qui restaient sur Terre étaient les 200 à 300 individus qui ont vécu en captivité dans les centres de conservation. Quoi qu’il en soit, les scientifiques ont noté que ces individus réapparus dans la nature ont des génomes dégradés en raison de la consanguinité et de l’accouplement avec d’autres races de chiens vivant dans les villages à proximité. Les détails de l’étude sur la réapparition du chien chanteur de Nouvelle-Guinée à l’état sauvage ont été publiés dans la revue PNAS.

Une découverte très importante pour améliorer la conservation de l’espèce

Avec une correspondance d’ADN de 70 %, les scientifiques se réjouissent de la redécouverte de l’espèce. « Les chiens chanteurs sont une espèce rare, exotique, avec une magnifique vocalisation harmonique qui ne se trouve nulle part ailleurs dans la nature. Nous n’avons pas envie de voir cet animal disparaître », a déclaré Elaine Ostrander, coauteure de l’étude, à CNN. « En apprenant à mieux connaître ces chiens sauvages, nous apprendrons de nouveaux faits sur les races de chiens modernes et l’histoire de la domestication des chiens », a-t-elle ajouté. En effet, les dingos de Nouvelle-Guinée font partie des plus anciennes espèces de chiens domestiques, mais ils sont retournés à l’état sauvage.

Par ailleurs, la confirmation de l’appartenance de l’espèce à la race des chiens chanteurs de Nouvelle-Guinée va également aider les scientifiques à améliorer leur conservation. Pour ce faire, les chercheurs espèrent qu’il sera possible d’élever certains des chiens sauvages avec les chiens en captivité pour générer une véritable population de chiens chanteurs de Nouvelle-Guinée.

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