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Selon une étude menée par les chercheurs du Monterey Bay Aquarium, en Californie, les températures océaniques qui étaient autrefois perçues comme extrêmes sont désormais la normalité. Une nouvelle de plus qui souligne l’urgence de réduire nos émissions de gaz à effet de serre.

Nous avons atteint le point de non-retour

La chaleur extrême est la « nouvelle normalité » dans l’océan, selon une étude publiée dans la revue PLOS Climate. Les chercheurs du Monterey Bay Aquarium en Californie ont analysé la température de la surface de l’océan au cours des 150 dernières années. Selon leur analyse, depuis 2014, plus de la moitié de la surface des océans a régulièrement dépassé les seuils historiques de températures extrêmes enregistrées pendant la période allant de 1870 à 1919.

En 2019, 57 % de la surface des océans a dépassé les seuils en question. En comparaison, seulement 2 % de la surface des océans dépassait ces températures à la fin du XIXe siècle. Kyle Van Houtan, l’auteur principal de l’étude, indique que l’ensemble de l’océan a atteint le point de non-retour, soulignant que le changement climatique n’est pas un événement futur.

Les chercheurs indiquent que le changement climatique nous affecte depuis un certain temps et que ces changements dramatiques enregistrés dans l’océan sont tout simplement d’autres preuves à prendre en compte.

© Tanaka and Van Houtan

Ce phénomène aura un impact sur notre mode de vie

Le réchauffement de l’océan aura de graves conséquences. Van Houtan explique que des organismes clé comme les coraux, les herbiers marins ou encore les forêts de varech peuvent disparaître lorsque les écosystèmes marins proches des tropiques sont exposés à des températures extrêmes. Or, la disparition de ces organismes clé peut affecter l’Homme.

« La modification de la structure et de la fonction des écosystèmes menace leur capacité à fournir des services vitaux aux communautés humaines, comme soutenir une pêche saine et durable, protéger les régions côtières basses des événements météorologiques extrêmes et servir de puits de carbone pour stocker l’excès de carbone mis dans le l’atmosphère des émissions de gaz à effet de serre générées par l’Homme », a-t-il indiqué.

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