— © ShannaX / Wikimedia Commons

L’agriculteur, éleveur de poulets, producteur d’olives et grand symbole de l’aide aux migrants de la vallée de la Roya, à la frontière franco-italienne, Cédric Herrou, a été relaxé par la cour d’appel de Lyon après plusieurs années de combat.

Un vrai soulagement

Né le 22 juin 1979, Cédric Herrou est un agriculteur, éleveur de poulets, producteur d’olives mais également un grand symbole de l’aide aux migrants. Il est connu en France ainsi qu’à l’étranger depuis 2016, alors qu’il avait été arrêté pour avoir aidé plus de 150 migrants de passage à la frontière franco-italienne, au niveau de la vallée de la Roya. Après plusieurs années de combat, Cédric Herrou vient enfin d’être relaxé par la cour d’appel de Lyon.

Cette décision a été recueillie comme un “vrai soulagement” de la part de la défense de l’agriculteur militant. Cédric Herrou a donc été “renvoyé de toutes les poursuites” à son encontre le 13 mai dernier par la cour d’appel qui le rejugeait après “la consécration du principe de fraternité” par le Conseil constitutionnel. Il a de surcroît été “dispensé de peine pour les faits d’installation en réunion sur un terrain appartenant à autrui sans autorisation, en l’espèce une colonie désaffectée de la SNCF, qui n’avaient pas été contestés”.

C’est le triomphe de la raison et du droit. Pourquoi s’acharner sur quelqu’un qui n’a fait qu’aider ? Comment considérer ce qu’il a fait autrement qu’une action humanitaire”, a rapporté Sabrina Goldman, l’une des conseils de Cédric Herrou.

La liberté d’aider autrui

Après avoir été condamné en août 2017 à quatre mois de prison avec sursis par la cour d’appel d’Aix-en-Provence pour avoir aidé près de 200 migrants de la frontière avec l’Italie jusqu’à chez lui et pour avoir ensuite organisé un camp d’accueil, Cédric Herrou avait décidé de saisir le Conseil constitutionnel.

Le 6 juillet 2018, les Sages du Conseil constitutionnel considéraient qu’une “aide désintéressée aux migrants, qu’elle soit individuelle ou militante et organisée, ne doit pas être poursuivie. Il s’agit de la liberté d’aider autrui, dans un but humanitaire, sans considération de la régularité de son séjour sur le territoire national.

Le Cour de cassation avait également retenu ce “principe de fraternité” puis annulé la condamnation de ce militant en décembre 2018, en renvoyant l’affaire devant la cour d’appel de Lyon qui vient de le relaxer après des années de péripéties judiciaires.

COMMENTEZ

connectez-vous pour commenter
avatar
  S’abonner  
Notifier de