Créé à l’origine pour traiter le cancer du sein et de l’ovaire, le Lynparza a permis d’améliorer l’espérance de vie de certains patients atteints du cancer du pancréas. Après 12 mois, 34 % des patients ayant reçu le traitement sont toujours en vie, contre 15 % pour ceux qui avaient reçu un placebo.

Des résultats significatifs

C’est un véritable signe d’espoir dans la lutte contre le cancer du pancréas, connu pour être l’un des plus mortels et difficiles à traiter. À l’occasion de la conférence de l’Americain Society of Medical Oncology (ASCO), le laboratoire AstraZeneca a dévoilé les résultats d’une étude clinique mettant en avant les bénéfices du Lynparza pour certains patients atteints de ce type de cancer. Ce médicament avait été à l’origine développé pour traiter les tumeurs de l’ovaire et du sein présentant les mutations génétiques BRCA 1 et 2, décuplant le risque de développer certains cancers.

Ces mutations sont notamment impliquées dans les cancers de la prostate et du pancréas, ce qui a poussé AstraZeneca à démarrer un essai clinique afin d’évaluer l’efficacité du Lynparza sur le second cité. Le laboratoire a obtenu des résultats significatifs, puisqu’il se trouve qu’après un an, 34 % des patients traités avec le Lynparza étaient encore en vie, contre 15 % pour ceux n’ayant pas bénéficié du traitement. Bien que ces bénéfices aient ensuite tendance à décliner, il se trouve qu’après deux ans, 22 % des patients du premier groupe étaient toujours en vie, contre seulement 10 % pour le second.

L’une des formes de cancer les plus agressives

On estime que seuls 5 à 10 % des patients atteints du cancer du pancréas présentent les mutations génétiques BRCA 1 et 2, mais le Lynparza représente un véritable motif d’espoir dans la lutte contre cette forme de cancer particulièrement agressive. Celui-ci est généralement diagnostiqué très tard en raison de symptômes peu spécifiques, et génère davantage de métastases à un stade précoce. Statistiquement, 50 % des malades ne survivent pas plus d’un an à compter de leur diagnostic, et les traitements actuels à base de chimiothérapie ne permettent de gagner que 9 à 11 mois de vie.

Les gènes BRCA n’étant pas les seuls impliqués dans la réparation de l’ADN des cellules cancéreuses, il est également possible que l’usage du Lynparza soit un jour étendu à d’autres patients atteints du cancer du pancréas. Si le traitement se révélait efficace pour bloquer leur action, ce seraient environ 25 % des malades qui pourraient de ce fait en bénéficier. On rappelle que la survenue du cancer du pancréas, liée aux modes de vie et probablement aux pesticides, a tendance à augmenter. Chaque année, 13 000 nouveaux cas sont recensés en France.

COMMENTEZ
1

Inscrivez-vous ou connectez-vous pour commenter
avatar
1 Fils de commentaires
0 Réponses de fil
0 Abonnés
 
Commentaire avec le plus de réactions
Le plus populaire des commentaires
1 Auteurs du commentaire
AlBundy Auteurs de commentaires récents
  S’abonner  
plus récent plus ancien Le plus populaire
Notifier de
AlBundy
Invité
AlBundy

« Sympa » pour ceux à qui ont eu un placébo.