Le cancer colorectal en hausse chez les jeunes américains : la malbouffe et le mode de vie en cause

Une tendance alarmante chez les jeunes adultes a été soulevée. De nouvelles recherches montrent une forte hausse des cancers colorectaux chez les Américains ayant la vingtaine et la trentaine. 

Qu’est-ce que le cancer colorectal ?

Le cancer colorectal est une tumeur maligne qui démarre et se développe dans les cellules du côlon ou du rectum. Il est le troisième cancer le plus commun chez les hommes et les femmes aux États-Unis. Cette année, environ 145 000 personnes ont été diagnostiquées et presque 50 000 personnes mourront, dont des personnes n’ayant pas été diagnostiquées.

Pourquoi cette étude ?

Le dépistage de cette maladie n’est pour l’instant pas recommandé pour les jeunes, c’est-à-dire les personnes ayant moins de 50 ans, car il est peu probable qu’ils soient victimes de ce type de cancer. En effet, le cancer colorectal touche généralement les personnes âgées. Néanmoins, un groupe de chercheurs dirigé par l’American Cancer Society suggère d’abaisser l’âge recommandé pour le dépistage afin de permettre aux jeunes d’avoir un diagnostic, car le taux d’incidence de cette maladie est malheureusement en hausse, et ce, à cause de nombreux facteurs.

Les taux d’incidence en hausse

Grâce à une base de données massive sur les taux d’incidence du cancer colorectal, les chercheurs ont pu déterminer le groupe d’âge qui a le plus de chance de développer ce cancer. Le taux d’incidence, en épidémiologie, est un indice qui rapporte le nombre de nouveaux cas atteints d’une pathologie observée pendant une période donnée sur une certaine population. Par ailleurs, les chercheurs savaient déjà que les taux ont augmenté dans les groupes d’âges situés en-dessous de 55 ans grâce à de nombreuses études datant du début des années 2000. En revanche, ils ne savaient pas si les personnes de 20, 30 ou 40 ans étaient concernées par cette hausse.

D’après les résultats des chercheurs, publiés dans le Journal de l’Institut national du cancer, le taux d’incidence a augmenté d’environ 3 % chaque année depuis 1980 pour les adultes entre 20 et 29 ans. Étrangement, les taux globaux ont baissé au cours des dernières décennies chez les personnes de plus de 55 ans, au détriment des jeunes, qui eux, sont en augmentation constante. Mais, pourquoi ?

Pourquoi ce type de cancer est-il en hausse ?

Les origines du cancer colorectal sont multiples. Tout d’abord, certains cas de cancer colorectal proviennent d’une forte prédisposition génétique possédant plusieurs risques de mutations et syndromes. Les cancers de type héréditaire ne sont en revanche pas en augmentation, ce qui signifie que l’augmentation de ce type de cancer est liée à un style de vie très nocif. Par exemple, l’obésité aux États-Unis est un réel problème qui correspond bien évidemment à la hausse du taux d’incidence. Le poids corporel, la viande transformée, le niveau d’exercice très bas et une faible consommation de fibres constituent des risques potentiels.

De plus, il faut savoir que la consommation d’alcool, qui est de plus en plus excessive chez les jeunes d’environ 20 ans, contribuent fortement à cette pathologie. Par ailleurs, cette hausse peut aussi s’expliquer par le taux de dépistage. En effet, en 2000, seulement 6 % de la population de 40 ans ont eu une coloscopie contre 13 % en 2013.

À cela s’ajoute le virus du papillome humain (VPH), une maladie sexuellement transmissible qui est également liée à un risque de cancer colorectal. Le sexe anal pourrait aussi participer au risque de cancer colorectal, mais il est peu probable que cela soit un facteur majeur de l’augmentation observée dans l’incidence du cancer car il s’agit d’une pratique est assez récente.

Que recommandent les auteurs de l’étude ?

Les auteurs de ces recherches recommandent aux Américains de perdre du poids et d’abaisser l’âge de dépistage à 45 ans. De plus, ils font remarquer que les patients peuvent être plus à même d’être conscients des symptômes du cancer colorectal. En effet, cela se traduit par un saignement du rectum, du sang dans les matières fécales, crampes, ou encore de la fatigue. L’augmentation de l’incidence chez les jeunes générations d’aujourd’hui pourrait être un indicateur pour les futurs taux de cancer colorectal.

Par ailleurs, les coloscopies peuvent permettre d’identifier des cancers à un stade très précoce, lorsqu’ils sont encore des polypes, autrement dit des tumeurs bénignes, qui sont des excroissances anormales à l’intérieur des intestins. Détectés à temps, les polypes peuvent être retirés avant qu’ils n’évoluent en tumeurs malignes.

Un docteur, ayant une conversation avec un patient malade via Depositphotos 


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