© University of Chicago / Youtube

Mis au point par des chercheurs américains, ce bracelet à ultrasons plutôt ostentatoire empêche les objets pourvus d’un microphone, et plus particulièrement les enceintes connectées, d’enregistrer les conversations de son porteur.

Un brouilleur portatif loin de passer inaperçu

Bien que les enceintes intelligentes comme Google Home et Amazon Echo possèdent un bouton permettant de désactiver leur microphone, celles-ci ont défrayé la chronique, lorsqu’il a été révélé qu’elles enregistraient certaines conversations privées à l’insu de l’utilisateur, qui se retrouvaient téléchargées sur les serveurs des entreprises les exploitant. Mais grâce à ce prototype de bracelet à ultrasons développé par des professeurs de l’université de Chicago, cette crainte appartiendra bientôt au passé.

Avec sa taille imposante et son design pour le moins improbable, ce bracelet n’est pas vraiment ce que l’on appelle un accessoire de mode, mais la technologie qu’il embarque se révèle d’une efficacité redoutable. Grâce à ses 24 haut-parleurs diffusant des ultrasons à des fréquences normalement inaudibles pour l’oreille humaine, celui-ci va brouiller efficacement tous les microphones se trouvant dans l’environnement proche de l’utilisateur, et ainsi éviter qu’un mot ou une remarque fortuite ne soient enregistrés par les dispositifs en étant munis.

Différents avantages par rapport aux dispositifs classiques

Si le procédé employé par ce bracelet se révèle proche des brouilleurs de son classiques, celui-ci présente plusieurs avantages. Il est tout d’abord portable, ce qui signifie que votre vie privée est protégée où que vous alliez, et à la différence des brouilleurs conventionnels devant être orientés en direction du microphone pour fonctionner, il s’avère omnidirectionnel. Enfin, celui-ci ne souffre pas « d’angles morts », causés par l’élargissement de la couverture de brouillage sur les dispositifs standards.

Pour la petite histoire, cet étonnant prototype a vu le jour en raison d’opinions divergentes au sein d’un couple d’informaticiens, concernant le manque de confidentialité lié à l’utilisation d’Amazon Echo. Mais le New York Times affirme que plusieurs investisseurs se sont d’ores et déjà montrés intéressés par le procédé. Interrogés à ce sujet, les trois professeurs en étant à l’origine ont estimé son coût de fabrication à une vingtaine d’euros.

En attendant une hypothétique commercialisation du bracelet, les bricoleurs en herbe peuvent concevoir leur propre exemplaire du prototype en suivant ce guide mis gracieusement à la disposition des internautes par les concepteurs du dispositif.

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