biobatterie bactérienne
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Des ingénieurs américains ont mis au point une bio-batterie multicouche renfermant trois espèces distinctes de bactéries qui absorbent la lumière solaire et produisent de l’électricité.

Une batterie à base de bactéries

La diversification de nos sources d’énergie est un élément clé pour réduire notre dépendance à l’égard des combustibles fossiles, et une possibilité intéressante consiste à exploiter la capacité de certaines bactéries à produire de l’électricité. Malheureusement, les batteries basées sur cette approche affichent généralement une durée de vie limitée.

Dans le cadre de travaux publiés dans le Journal of Power Sources, Seokheun Choi et ses collègues de l’université de Binghamton sont parvenus à créer une bio-batterie beaucoup plus durable, en combinant plusieurs espèces bactériennes complémentaires.

Leur cellule comporte trois couches. La première abrite des bactéries photosynthétiques tirant leur énergie de la lumière du Soleil et produisant des molécules organiques qui nourrissent celles des couches inférieures. Les bactéries de la troisième vont générer de l’électricité en consommant ces nutriments, aidées par certaines substances chimiques produites par les micro-organismes de la couche intermédiaire.

Les cellules mises au point par les chercheurs s’assemblent comme les pièces d’un puzzle

De l’électricité pendant des semaines

Des expériences ayant impliqué des versions de ces bio-batteries mesurant 3 cm² ont montré qu’elles pouvaient produire de l’électricité pendant des semaines. Par conséquent, les auteurs de l’étude estiment qu’elles pourraient être utilisées pour alimenter des capteurs ou de petits appareils électroniques dans des zones reculées, sans surveillance humaine.

La version actuelle de la bio-batterie ne produit pas une énorme quantité d’électricité, mais l’équipe affirme que le rendement pourrait être augmenté en ajoutant davantage de cellules. Choi a expliqué que la prochaine étape consisterait à rendre la cellule capable de flotter sur l’eau et de s’auto-régénérer en cas de dommage.

Il y a quelques semaines, une équipe de l’université de Cambridge avait de son côté dévoilé un générateur à base d’algues prometteur. Ne se révélant pas plus grand qu’une pile AA, celui-ci a pu alimenter un petit ordinateur pendant six mois.

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