Une baleine de la Peninsula Valdes, Patagonia, Argentine - Foto 4440 / Shutterstock.com

Les baleines de l’Atlantique Nord sont parmi les plus menacées de la planète mais elles sont régulièrement piégées ou victimes d’accidents. Des dizaines d’hommes et de femmes se mobilisent pour leur venir en aide. Mais cette action louable se paie parfois au prix fort.

UNE ESPÈCE PRESQUE DISPARUE

La baleine franche de l’Atlantique nord (Eubalaena glacialis) fait partie des nombreuses espèces menacées que compte notre planète. Vivant entre les eaux du Canada et de l’Europe du Nord, il ne resterait plus que 400 individus à l’état sauvage. Elles ont longtemps été chassées pour leur graisse, très prisée notamment lors de la révolution industrielle.

Si elles ont failli totalement disparaître, la population a progressivement augmenté notamment entre 2000 et 2010. En 10 ans, le nombre de baleines franches de l’Atlantique nord est passé de 350 à 500. Le chiffre était encourageant mais les accidents réguliers impactent la population. La nature curieuse des baleines ainsi que leur caractère docile les poussent à s’approcher très près des bateaux. Lors des collisions, les baleines peuvent se briser les os ou se couper avec les hélices.

DES SAUVETEURS QUI RISQUENT LEUR VIE POUR LES BALEINES

Au-delà des accidents, les baleines sont souvent empêtrées dans des filets. Plusieurs équipes de sauvetage se mobilisent pour libérer les animaux et éviter qu’elles subissent d’autres accidents. Mackie Greene est souvent appelé à l’aide pour sauver les baleines. Néanmoins, les équipes de sauvetage ont conscience des risques quand il faut sauver un mammifère en danger.

Comme ils doivent se rapprocher au plus près des animaux, le bateau peut être renversé par un mouvement brusque, être frappé par l’animal ou le voir changer de cap.

A plusieurs reprises, des hommes pourtant habitués aux missions en mer ont péri en tentant de sauver une baleine. C’est le cas notamment de Joe Howlett, un pécheur de homard mort frappé par une queue de baleine. Cela fait toutefois partie des dangers que les hommes sont prêts à braver pour aider les baleines.

DES MESURES DESTINÉES À ÉVITER LES INCIDENTS ?

Pour venir en aide aux baleines et aux sauveteurs, le gouvernement canadien a pris différentes mesures. Les gros bateaux sont soumis à des limitations de vitesse et certaines zones de pêche ont été fermées. Afin de faciliter les missions de sauvetage, une équipe de surveillance aérienne veille également sur les grands mammifères.

Malgré ces dispositions, les baleines franches de l’Atlantique nord sont encore trop souvent victimes d’accidents. Sean Brillant de la Fédération canadienne de la faune reste toutefois réaliste : « Nous ne pouvons pas mettre fin à la pêche et à la navigation dans le golfe du Saint-Laurent. »

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