La mystérieuse religion aztèque : ses origines et ses mystères

La mystérieuse religion aztèque : ses origines et ses mystères

La religion était extrêmement importante dans la vie de l’ancien peuple aztèque. Ils ont adoré de nombreux dieux et déesses, chacun d’entre eux gouvernant une ou plusieurs activités humaines ou des aspects de la nature. Les Aztèques avaient notamment beaucoup de dieux de l’agriculture parce que leur culture était fortement basée sur l’agriculture. Encore aujourd’hui la religion aztèque a laissé des traces indélébiles dans l’histoire, et les historiens s’accordent sur le fait que pour comprendre les Aztèques, il est nécessaire de comprendre leurs croyances religieuses, et comment ces croyances se sont manifestées dans leur culture.

La religion aztèque est la religion mésoaméricaine pratiquée par l’empire aztèque. Comme d’autres religions mésoaméricaines, elle comportait des pratiques de sacrifices humains liés à un grand nombre de fêtes religieuses organisées selon des schémas du calendrier aztèque. Dans les mythes de la création aztèque, tous les dieux s’étaient sacrifiés à plusieurs reprises pour amener le monde et les humains à l’existence. Ainsi, des sacrifices humains et des offrandes de sang étaient nécessaires pour payer le dû aux dieux et maintenir le monde naturel en équilibre.

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Il est important de savoir que les Aztèques étaient un peuple pieusement religieux, à tel point qu’aucun Aztèque ne prenait de décision au sujet d’un aspect de sa vie sans tenir compte de sa signification religieuse. Le calendrier de tout événement, grand ou petit, nécessitait la consultation du calendrier religieux. Aucun enfant n’a été nommé avant qu’un prêtre ou un devin n’ait pu envisager quel nom conviendrait le mieux au « tonali » ou au destin de l’enfant. La religion a imprégné chaque aspect de la vie aztèque, quel que soit son rang, du plus haut empereur né à l’esclave le plus bas.

LES AZTÈQUES CROYAIENT EN LA VIE APRÈS LA MORT

Les rituels aztèques et le symbolisme religieux ont conféré une signification religieuse à la vie de la civilisation tout au long de l’année. Chaque mois, au moins une grande cérémonie religieuse rendait hommage à un dieu ou plusieurs dieux. La plupart de ces cérémonies étaient liées à la saison agricole, au semis de maïs ou à la récolte de fruits. Les Aztèques ont vénéré des centaines de divinités et les ont honorées dans le cadre de divers rituels et cérémonies. Si la religion aztèque était si vaste, c’est parce que les Aztèques adoptaient souvent des divinités d’autres régions géographiques ou d’autres peuples dans leur propre pratique religieuse.

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Les fondements de la religion aztèque

Les dieux et les déesses aztèques sont nombreux. Il y avait un dieu pour presque tous les aspects de la vie dans la culture aztèque. Les dirigeants aztèques étaient notamment considérés comme l’incarnation de leurs dieux et étaient censés connaître la disposition et la volonté des dieux aztèques. Parmi les nombreux dieux, leurs trois principaux dieux étaient Huitzilopochtli, Tlaloc et Tezcatlipoca. Huitzilopochtli, comme d’autres, ne pouvait être apaisé que par le sang du sacrifice humain. Son grand temple se situait au sommet de la pyramide à Tenochtitlan.

COMME DANS LA MYTHOLOGIE GRECQUE, LES DIEUX AZTÈQUES ÉTAIENT ÉGALEMENT CLASSÉ DANS UN PANTHÉON

La religion aztèque se basait en grande partie sur la cosmologie. D’après leur interprétation de la cosmologie, le monde aztèque se composait de trois parties principales : le monde terrestre sur lequel vivaient les humains, un monde souterrain appartenant aux morts et le plan supérieur dans le ciel. La Terre et le monde inférieur étaient tous deux ouverts aux humains, alors que le plan supérieur était réservé aux dieux. L’existence était alors envisagée comme étant à cheval sur les deux mondes accessibles aux humains, dans un cycle de naissance, de vie, de mort et de renaissance. Ainsi, les Aztèques croyaient que le soleil demeurait la nuit dans le monde souterrain et renaissait le matin.

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Le calendrier sacré de la religion aztèque

Le calendrier aztèque, qui applique un système de datation basé sur le calendrier maya, a été utilisé dans la vallée du Mexique avant la destruction de l’empire aztèque. Comme le calendrier maya, le calendrier aztèque comportait un cycle rituel de 260 jours et un cycle civil de 365 jours. Le cycle rituel, ou « tonalpohualli », contenait deux cycles plus petits, dont des séquences ordonnées de 20 jours et une séquence de jours numérotés de 1 à 13. Le cycle de 13 jours était particulièrement important pour l’observance religieuse, et chacun des 20 cycles numérotés au sein de l’année rituelle était associé à une divinité différente.

LES CINQ DERNIERS JOURS DU CALENDRIER AZTÈQUE ÉTAIENT CONSIDÉRÉS COMME DES JOURS DE MALCHANCE

Chaque année était donc divisée en dix-huit mois, et chaque mois avait son propre thème religieux, souvent un thème agricole. Par exemple, la fin du mois de l’hiver, Altcahualo, est tombée entre le 14 février et le 5 mars et a représenté une période de semis et de fertilité. Le mois Toxcatl a eu lieu en mai et a été une période de sécheresse dans la vallée centrale. Les Aztèques considéraient ce mois comme une période de renouveau. Ils faisaient alors un grand festival dans lequel un jeune homme se faisant passer pour le dieu Tezcatlipoca pendant une année complète serait sacrifié.

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L’héritage culturel de la religion aztèque

Aujourd’hui, l’héritage de la religion aztèque se perpétue au Mexique sous de nombreuses formes. Parmi les patrimoines les plus importants que cela a laissé, nous pouvons notamment citer les nombreux temples érigés dans le cadre de la religion aztèque. Les Aztèques ont construit des temples au sommet des montagnes sacrées ainsi qu’au centre de leurs villes. Le temple le plus connu actuellement est sans doute le Templo Mayor. Il se situait au cœur de ce qui était autrefois Tenochtitlan, et qui est à présent Mexico. Au sommet de cette pyramide se trouvaient deux sanctuaires : celui de Tlaloc, le dieu de la pluie, et celui de Huitzilopochtli, le dieu de la guerre.

L’émotion nous égare : c’est son principal mérite.

— Oscar Wilde