« L’avortement a rendu ma carrière possible et a changé ma vie » 

En février dernier, la Cour suprême des États-Unis avait bloqué une loi dans l’État de Louisiane qui devait restreindre l’accès à l’IVG. Aujourd’hui, 368 juristes, juges, avocates et procureures se joignent à cette procédure et témoignent de l’importance de l’accès à l’avortement.

En 1973, le droit à l’avortement était autorisé par la Cour suprême des États-Unis dans tous ses États sujets. Et ce, selon le droit à la vie privée et au IVe amendement. Cependant, la Louisiane souhaitait adopter une loi restreignant l’accès à l’avortement, qui a très vite été bloquée par la Cour suprême des États-Unis et qui doit statuer dessus le 4 mars.

Depuis, près de 400 femmes exerçant des postes dans le domaine juridique dévoilent qu’elles ont eu recours à une IVG. Les raisons de leur décision sont diverses. Certaines l’ont fait à l’adolescence, pendant leurs études universitaires, au début de leur carrière, etc. Pour des raisons médicales, mais aussi à cause d’une relation toxique avec leur compagnon.

« Je veux que la Cour sache comment un accès légal et dans de bonnes conditions sanitaires à l’avortement a rendu ma carrière possible et changé ma vie », confesse à l’écrit l’une des 368 juristes.

— abd / Shutterstock

La peur des représailles et de la  réprobation

Même si toutes leurs histoires sont racontées de façon anonyme – chaque histoire n’est pas signée de la main même d’une de ces femmes -, le document juridique est accompagné d’une longue annexe avec leur nom et profession. Et cette démarche, si louable soit-elle, les met dans une position délicate, personnellement et professionnellement.

En effet, il se peut que certains de leurs concitoyens n’approuvent pas leur choix, ou même intentent des représailles envers elles. De fait, elles s’identifient publiquement sur le sujet plus que controversé de l’avortement, pour aider celles qui ne peuvent parler, ou se faire entendre.

Une des signataires écrit : « Je crains des représailles (…). Je soupçonne qu’un grand nombre [de personnes] vont me considérer différemment – moralement inférieure – en apprenant que j’ai eu recours à l’IVG. »

La loi pour l’accès à l’IVG reste un sujet qui divise les États-Unis. Près de 37 % des Américains souhaitent qu’il soit interdit.

Cours suprême des USA

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burubu

si on part du principe scientifique que l’être humain existe et est complètement constitué dès la fécondation, il n’est pas possible qu’une loi fixe le jour de l’existence humaine et décide du droit de tuer ou pas un être humain, ces juristes qui ont supprimé cet être humain n’ont pas… Lire la suite »