On estime que 100 à 200 000 avions traversent chaque jour nos cieux. Et l’impact de ces appareils sur notre environnement (autrement dit, la pollution) est un sujet pris au sérieux par la communauté scientifique. Toutefois, il se pourrait que ces avions aient un effet bien plus grave que prévu…

Les avions sont responsables d’une forte émission de gaz à effet de serre

Les chiffres les plus communiqués autour de la pollution atmosphérique causée par les avions sont souvent peu représentatifs. On estime par exemple que le transport aérien ne représente que 1 à 2 % des émissions de gaz à effet de serre, mais cela est en réalité déjà conséquent. De nombreux gaz polluants sont émis, en plus de la pollution sonore qui perturbe tous ceux qui habitent à proximité des aéroports. Et si l’on s’attarde sur le kérosène, carburant principal d’un avion, le constat est accablant. De son extraction jusqu’à son émission, le kérosène pollue vraiment à tous les niveaux. Il est obtenu en raffinant du pétrole, une ressource fossile bien connue et bien polluante.

Contrairement aux idées reçues, le CO2 n’est pas le seul gaz problématique

On associe bien souvent le dioxyde de carbone au réchauffement climatique. Mais il ne suffit pas de réduire notre émission de ce gaz pour résoudre le problème. Un avion produit de l’oxyde d’azote (et notamment du protoxyde d’azote noté N2O) qui, à une certaine altitude, contribue à détruire la couche d’ozone. Les émissions de ce gaz stagnent dans l’air jusqu’à plusieurs heures, en fonction de la température et de l’humidité, et l’environnement en pâtit.

Bill Hemmings, du groupe belge Transport & Environnement, estime que la part des gaz autres que le CO2 dans le réchauffement climatique est souvent sous-estimée, par les mathématiciens comme par les journalistes. Une étude menée par Ulrike Burkhardt et Lisa Bock, qui travaillent à l’Institute of Atmospheric Physics en Allemagne, estime que les effets de réchauffement de ces gaz autres que le CO2 vont tripler d’ici 2050. Et les conséquences de cette hausse significative sont difficiles à cerner.

Que faire pour mieux gérer la pollution émise par le transport aérien ?

Il est impossible de stopper du jour au lendemain le fonctionnement du trafic aérien à l’échelle mondiale, ni même de trouver des solutions miracles et instantanées concernant le carburant des avions. Mais il est tout aussi impensable de poursuivre les activités du trafic aérien sans contestation. Selon Hemmings, “il n’y a aucun doute que les gaz émis par l’aviation doivent être traités correctement” et souligne que la façon de gérer actuellement tout ce trafic est inefficace.

Sans mettre en avant auprès du grand public l’impact concret des avions, il est difficile de les faire renoncer à prendre l’avion, en particulier lorsque le motif de voyage est très personnel (rendre visite à sa famille, profiter de vacances annuelles) ou professionnel (voyage d’affaires obligatoire par rapport à son travail). Il reste la possibilité de développer des alternatives pour les trajets les plus courts, notamment nationaux, afin de réduire progressivement ces gaz.

En bref, il est tout de même clair que le kérosène a encore de beaux jours devant lui…


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Michel First

« Profiter de vacances annuelles » c’est cela qu’il faut taxer.