Alors que le transport aérien continue d’évoluer pour maximiser le confort des passagers, un sujet demeure tabou : celui des flatulences en altitude. Si ce problème peut sembler anodin, il a en réalité des conséquences non négligeables sur le bien-être des passagers et la qualité de l’air à bord. La science propose désormais une solution à la fois ingénieuse et discrète : l’incorporation de charbon actif dans les coussins des sièges d’avion.

Les flatulences augmentent en altitude

Le vol en avion est loin d’être une expérience naturelle pour l’Homme, et cette dissonance environnementale peut entraîner divers inconforts physiologiques. La baisse de la pression atmosphérique en altitude peut entraîner toute une série de symptômes, des oreilles bouchées à la déshydratation. Un phénomène moins souvent évoqué est l’augmentation de la production de flatulences chez les passagers aériens. 

Cette proposition prend tout son sens en considérant les spécificités de l’environnement aéronautique. À haute altitude, la pression atmosphérique diminue nettement par rapport au niveau du sol. Selon Monroe Aerospace, la pression atmosphérique au sol est de 6,4 kilogrammes par pouce carré (PSI), contre 1,8 kilogramme PSI en altitude de croisière. Ainsi, l’air à l’intérieur de la cabine doit être constamment régulé et recyclé pour maintenir une atmosphère confortable pour les passagers.

Dans ce contexte, l’air plus léger et la baisse de pression contribuent à la dilatation des gaz dans le tube digestif, expliquant la fréquence accrue des flatulences en vol. Ce phénomène peut être illustré par l’expérience commune de voir un sachet de chips se gonfler à mesure que l’avion prend de l’altitude.

Le charbon actif

Le charbon actif n’est pas un nouvel arrivant dans le monde de la science. Il est employé de longue date en médecine pour son efficacité dans le traitement de certaines intoxications. Le charbon actif absorbe certains types d’empoisonnement avant que le corps ne le fasse, ce qui permet d’atténuer les dommages qu’ils causent. C’est pourquoi le charbon actif est utilisé dans les soins d’urgence. Toutefois, il possède également une capacité remarquable à absorber une variété de substances, y compris les gaz.

Au-delà du monde médical, le charbon actif est également utilisé dans les filtres HEPA des avions pour éliminer les particules en suspension de plus de 0,3 micron. Cette capacité d’absorption en fait un candidat idéal pour lutter contre les odeurs désagréables et améliorer la qualité de l’air à bord des avions, selon une étude publiée par le site web spécialisé Stuff.

Une nouvelle norme de confort en vol

Un document de recherche intitulé Flatulence on Airplanes : Just Let It Go met en avant les conséquences sociales et physiologiques des flatulences en vol. Retenir les gaz peut provoquer une gêne physique importante, alors que les relâcher risque d’entraîner des situations sociales malaisantes. Le document suggère l’incorporation de charbon actif dans les sièges d’avion comme une solution à double effet : elle permettrait de neutraliser les odeurs tout en améliorant le confort des passagers.

L’introduction de sièges en charbon actif pourrait, à terme, devenir une nouvelle norme dans l’industrie aéronautique, en contribuant à améliorer le niveau général de confort en vol. Ce qui est perçu aujourd’hui comme un inconvénient mineur pourrait ainsi devenir une préoccupation du passé. Il ne s’agit peut-être pas de la révolution la plus bruyante du monde aéronautique, mais elle pourrait bien être l’une des plus appréciées.

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TANGUY
TANGUY
4 mois

y a un point qui me semble faux: la pression de l’air est maintenu dans les avions!

Peter Woodland
Peter Woodland
26 jours

Il y a aussi une erreur dans l’utilisation de « PSI ».

Cette abréviation signifie « Pound Per Square Inch ». Donc la pression devrait être exprimée en livres et non en kilos.