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Naviguer est loin d’être facile, et savoir se repérer est l’un des aspects les plus faciles en matière de navigation. Pourtant, les êtres humains se sont bien débrouillés pour se repérer en mer depuis l’Antiquité et, pour faciliter leur tâche, ils ont inventé des instruments pour les aider. L’un de ces instruments est l’astrolabe.

Un instrument utilisé pour bien plus que la navigation

L’astrolabe est défini comme étant un appareil qui utilise des corps astraux comme le Soleil et les étoiles pour indiquer votre position en latitude ou l’heure locale. L’une des utilisations les plus connues de l’astrolabe est la navigation maritime. Mais bien plus qu’un outil formidable qui aide à se repérer en mer, l’astrolabe est un instrument qui peut être utilisé dans de nombreux domaines, dont l’astronomie, l’astrologie, la topographie, la géographie le chronométrage et même la religion. Il faut savoir qu’il existe deux types d’astrolabes : les astrolabes planisphériques et les astrolabes nautiques.

L’astrolabe planisphérique est la forme la plus ancienne de l’instrument. Comme rapporté par Universe Today, l’instrument a été créé par l’astronome grec Hipparque environ 200 ans avant l’ère commune. Ce type d’astrolabe se compose de deux disques métalliques circulaires : l’un représentant la Terre et l’autre, la sphère céleste à un endroit précis sur la surface de la Terre. Le premier de ces disques, appelé plaque ou tympan, est fixé sur un disque de support appelé matrice. Il montre un réseau de cercles correspondant à une latitude donnée. Le tympan peut être retiré et remplacé par une plaque avec les marques appropriées pour d’autres latitudes.

Le second des disques, appelé l’araignée, est attaché au tympan et à la matrice par une goupille métallique passant par son centre. Le disque métallique qui constitue l’araignée est principalement découpé de sorte qu’il se compose d’une série complexe de lignes courbées se terminant par des points. Les points indiquent l’emplacement des étoiles dans la sphère céleste. Autrement dit, il s’agit en quelque sorte d’une carte du ciel. L’araignée peut être tournée autour de la broche centrale pour montrer la position des étoiles à différents moments du jour ou de la nuit. Enfin, au dos de l’astrolabe est fixée ce que l’on appelle l’alidade, une réglette mobile qui permet de viser les astres.

Un instrument utile, mais pas facile à utiliser

Quant à savoir comment utiliser un astrolabe, cela dépend de ce que l’on veut calculer. L’un des calculs les plus faciles à faire consiste à trouver l’altitude d’un objet (le sommet d’une montagne ou un arbre, par exemple) observé à l’horizon. Pour trouver son altitude, il faut attacher une ficelle à travers l’anneau en haut de l’astrolabe. Ensuite, il faut faire pendre l’instrument verticalement, puis le tourner de manière à ce que son bord pointe vers la cible. Puis, il faut faire tourner l’alidade jusqu’à ce que l’objet s’aligne avec les deux extrémités du cadran. Il suffit ensuite de regarder ce qui est inscrit à l’échelle d’élévation la plus à l’extérieur sur le bord arrière de l’astrolabe. Cela devrait indiquer le niveau d’élévation de l’objet exprimé en angle.

En ce qui concerne l’astrolabe nautique, il s’agit d’une version simplifiée de l’astrolabe planisphérique. Créée au XVe siècle par des navigateurs portugais, cette version de l’astrolabe est le précurseur du sextant, un autre instrument de navigation. Cette version de l’astrolabe se compose uniquement de la matrice et de l’alidade, et les marins l’utilisaient avec une carte géographique et une carte du ciel pour pouvoir se repérer. Contrairement à l’astrolabe planisphérique, l’astrolabe nautique n’est pas multi-usage et permet essentiellement de naviguer en mer.

Astrolabe en cuivre (16e siècle) au musée islamique du Caire © Jean-Pierre Dalbéra / Flickr
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