Vue d’artiste d’un « jeune » Soleil — © NASA / Goddard Space Flight Center / Genna Duberstein

Une équipe d’astronomes s’est récemment penchée sur un astre situé à quelques dizaines d’années-lumière seulement, afin d’obtenir un meilleur aperçu de la « jeunesse » de notre Soleil.

Un astre voisin

Grâce à différents modèles et à des observations d’astres de masse similaire, les scientifiques ont fixé l’âge de notre Soleil à 4,6 milliards d’années environ. Se réchauffant progressivement, celui-ci deviendra une géante rouge dans environ 5 milliards d’années, avant de se transformer en naine blanche. Mais en dépit des recherches réalisées, de nombreuses zones d’ombre demeurent. Notamment son degré d’activité durant sa « jeunesse », ainsi que les propriétés ayant permis l’émergence de la vie sur Terre.

En l’absence de machine à remonter le temps, le mieux que nous puissions faire pour en savoir davantage se résume à identifier de jeunes astres dont la taille et la composition se révèlent très similaires à celles du Soleil.

Si les astronomes avaient précédemment identifié et étudié des étoiles plus anciennes, notamment HIP 102152, un « simili-Soleil » âgé d’environ 8,6 milliards d’années, les auteurs de cette nouvelle étude pré-publiée sur le serveur arXiv se sont concentrés sur un jeune astre nommé Kappa-1 Ceti. Découvert dans les années 1940, celui-ci est âgé de 600 millions d’années seulement et se révèle très proche du Soleil en termes de masse et de métallicité.

Grâce aux données d’observation de cette étoile située à une trentaine d’années-lumière de la Terre (dans la constellation de la Baleine) et à des modèles solaires évolutifs, l’équipe a pu prédire le comportement du Soleil à un âge similaire. Leurs simulations suggèrent que notre astre tournait probablement trois fois plus vite qu’aujourd’hui, avait un champ magnétique beaucoup plus puissant et que les éruptions solaires se révélaient également beaucoup plus fréquentes.

Mieux cerner les conditions ayant permis l’émergence de la vie

La vie étant apparue sur Terre 600 millions d’années environ après la naissance du Soleil, avoir un meilleur aperçu des caractéristiques de notre astre à cette époque offre plusieurs pistes intéressantes concernant la façon dont celle-ci a pu se former. Le champ magnétique de la Terre se révélant alors plus faible, les éruptions solaires et les éjections de masse coronale du jeune Soleil l’auraient exposé à davantage de particules à haute énergie, qui auraient favorisé la formation des molécules complexes nécessaires à la vie.

Si le lien avec la vie se révèle actuellement ténu, l’équipe espère recueillir davantage de données en observant d’autres étoiles sembles au Soleil à différents stades de son évolution, qui l’aideront à affiner son modèle.

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