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Le torchon brûle entre l’Inde et la Chine. Alors que les deux pays font déjà face à des tensions diplomatiques, l’Inde vient de remettre de l’huile sur le feu en interdisant une seconde vague d’applications chinoises. En effet, en juin dernier, l’Inde a déjà interdit l’utilisation de TikTok et de WeChat sur son territoire. Maintenant, c’est au tour de PUBG Mobile et de 117 autres applications chinoises.

L’Inde veut débarrasser les applications chinoises de son territoire ?

D’après les informations du Monde, l’Inde et la Chine se disputent le contrôle de deux territoires frontaliers depuis l’indépendance indienne et la fin du régime colonial britannique en 1947. A ce bras de fer s’ajoutent également des affrontements meurtriers entre l’armée des deux pays. Et pour ne pas arranger les choses, l’Inde a récemment continué de boycotter les applications d’origine chinoise sur son territoire.

Les autorités indiennes ont effectivement annoncé, le mercredi 2 septembre dernier, l’interdiction de 118 applications chinoises pour smartphone sur tout son territoire. Bien que le communiqué n’ait pas implicitement mentionné la Chine, la liste des applications prohibées par le gouvernement ne contient que des applications développées ou détenues par des entreprises chinoises. Notamment celles de Baidu et de Tencent, deux firmes technologiques importantes en Chine.

Ces applications porteraient préjudice à la souveraineté et à l’intégrité du pays

Parmi ces applications figure justement le très célèbre jeu PUBG Mobile, qui a été développé par Tencent, et qui compte de nombreux joueurs indiens. Il s’agit d’un jeu de « battle royale » dans lequel une centaine de joueurs s’affrontent dans le but d’être le dernier survivant. En plus d’être très populaire en Inde, ce jeu serait également l’application mobile générant le plus de revenus en Inde, selon le cabinet d’analyse App Annie.

Mais alors pourquoi l’interdire ? Le gouvernement indien a motivé sa décision en arguant qu’il avait reçu « plusieurs plaintes pour vol présumé de données et violations des règles en matière de respect de la vie privée ». Le ministère indien des Technologies a également déclaré dans un communiqué que PUBG Mobile et les 117 autres applications se livraient « à des activités qui portent préjudice à la souveraineté et à l’intégrité du pays ». Allant plus loin, l’Inde a ouvertement accusé ces applications de « voler et transmettre les données de leurs utilisateurs de façon non autorisée à des serveurs situés hors d’Inde ».

 Un refrain que l’on a déjà entendu aux États-Unis, n’est-ce pas ?

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